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	<title>Gauche Unitaire &#187; Gauche Unitaire</title>
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	<description>Construire une véritable alternative de gauche</description>
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		<title>Gauche Unitaire à la fête de l&#8217;Humanité 2010</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 10:24:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche Unitaire]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Gauche Unitaire sera présente à la fête de l’Humanité (Avenue Gabriel Péri). Le point fort de cette édition de la fête se tiendra le samedi 11 septembre à 17h00 à l’Agora avec l’ouverture du chantier pour un programme partagé du Front de Gauche. Interviendront lors de ce débat Christian Picquet pour Gauche Unitaire, Pierre Laurent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Gauche Unitaire sera présente à la fête de l’Humanité (Avenue Gabriel Péri). Le point fort de cette édition de la fête se tiendra le <strong>samedi 11 septembre à 17h00 à l’Agora avec l’ouverture du chantier pour un programme partagé du Front de Gauche</strong>. Interviendront lors de ce débat <strong>Christian Picquet pour Gauche Unitaire, Pierre Laurent pour le PCF et Jean-Luc Mélenchon pour le Parti de Gauche</strong> ainsi que des personnalités qui expliqueront les raisons de leur investissement dans ce projet.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2><strong>Programme du stand Gauche Unitaire</strong></h2>
<p>10, 11 et 12 septembre 2010<br />
avenue Gabriel Péri</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>VENDREDI</strong><strong> </strong></h2>
<ul>
<li><strong>18h00 </strong><strong>Ouverture du stand</strong></li>
</ul>
<p>Accueil par les porte-parole de Gauche Unitaire <strong>Céline Malaisé</strong>, <strong>Christian Picquet </strong>et <strong>Marie-Pierre Toubhans</strong><br />
<strong>Apéritif et animation musicale</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>SAMEDI</strong></h2>
<ul>
<li><strong>10h30 </strong><strong>Le trotsko et la coco</strong></li>
</ul>
<p>Autour d&#8217;un café, présentation de leur livre par <strong>Christian Picquet </strong>et <strong>Marie-Pierre Vieu </strong></p>
<ul>
<li><strong>11h00 </strong><strong>Les jeunes dans la crise, comment faire face ?</strong></li>
</ul>
<p>Gauche Unitaire jeunes invite Unef, Unl, Joc, Génération précaire, MJCF, PG jeunes, MJS, NPA jeunes à débattre<br />
<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>12h30 </strong><strong>Les Rroms. Une nation en devenir ?</strong></li>
</ul>
<p><strong>Morgan Garo</strong>, universitaire, présentera son livre<br />
<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>14h00 </strong><strong>Quelles réponses à la crise économique ?</strong></li>
</ul>
<p><strong>Nicolas Béniès </strong>économiste Gauche Unitaire, <strong>Claude Debons </strong>comité de rédaction de la revue <em>Les temps nouveaux</em>, <strong>Catherine Mills </strong>économiste PCF<br />
<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>15h30 </strong><strong>Où va l&#8217;Amérique latine ?</strong></li>
</ul>
<p><strong>Janette Habel </strong>politologue spécialiste de l&#8217;Amérique latine<br />
<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>18h30 </strong><strong>Engager le débat pour une alternative socialiste </strong></li>
</ul>
<p><strong>Ce que propose Gauche Unitaire </strong><br />
<strong>Céline Malaisé, Francis Sitel </strong>et <strong>Marie-Pierre Toubhans </strong><br />
<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>20h30 </strong> concert avec <strong>JAWEN</strong> pop/soul</li>
</ul>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>DIMANCHE</strong></h2>
<ul>
<li><strong>10h30 </strong><strong>L&#8217;extrême droite en Europe</strong></li>
</ul>
<p><strong>Marie-Pierre Toubhans </strong>Gauche Unitaire, <strong>Jean-Yves Camus </strong>chercheur en sciences politiques et <strong>Jean-Paul Gautier </strong>historien<br />
<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>12h30 </strong><strong>Europe: comment construire une gauche de gauche ?</strong></li>
</ul>
<p><strong>François Calaret </strong>Gauche Unitaire<strong>, Maité Mola </strong>membre de l&#8217;exécutif du Parti de la Gauche Européenne &#8211; Espagne &#8211; PCE, <strong>Natacha Theodorakopoulou </strong>membre de l&#8217;exécutif du PGE &#8211; Grèce &#8211; Synaspismos, <strong>Miguel Portas </strong>député européen &#8211; Portugal &#8211; Bloc de Gauche, <strong>un représentant de Die Linke</strong>, <strong>Elisabeth Gauthier </strong>Espaces Marx / revue européenne Transform! &#8211; PCF<br />
<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>14h00</strong><strong> </strong></li>
</ul>
<h2><strong>Quelle alternative à gauche face à la crise politique ? </strong></h2>
<p>avec<br />
<strong>Christian Picquet</strong> Gauche Unitaire<br />
<strong>Olivier Dartigolles</strong> Parti communiste français<br />
<strong>Eric Coquerel</strong> Parti de Gauche<br />
<strong>Razzy Hammadi</strong> courant Un monde d&#8217;avance du Parti socialiste<br />
et un représentant du Nouveau parti anticapitaliste</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Lettre de Gauche Unitaire au PCF</title>
		<link>http://gauche-unitaire.fr/2010/05/25/lettre-de-gauche-unitaire-au-pcf/</link>
		<comments>http://gauche-unitaire.fr/2010/05/25/lettre-de-gauche-unitaire-au-pcf/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 May 2010 12:16:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bureau National]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 12 mai, Marie-George Buffet et Pierre Laurent écrivaient une lettre à leurs partenaires du Front de Gauche. Le Parti de Gauche vient de faire sa réponse. Voici celle de Gauche Unitaire. Lire la lettre au format PDF   À Marie-George BUFFET et Pierre LAURENT À la direction du Parti communiste français Copie à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Le 12 mai, Marie-George Buffet et Pierre Laurent écrivaient une <a href="http://www.gauche-unitaire.fr/wp-content/uploads/2010/05/PCF-lettre-au-front-gauche-12mai.pdf" target="_blank">lettre</a> à leurs partenaires du Front de Gauche. Le Parti de Gauche vient de faire sa <a href="http://www.gauche-unitaire.fr/wp-content/uploads/2010/05/PG-Lettre-adressée-au-PCF-24-mai.pdf" target="_blank">réponse</a>. Voici celle de Gauche Unitaire. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.gauche-unitaire.fr/wp-content/uploads/2010/05/courrier-GU-au-PCF-25-mai.pdf" target="_blank">Lire la lettre au format PDF</a><br /></em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À Marie-George BUFFET et Pierre LAURENT</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À la direction du Parti communiste français</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Copie à la direction du Parti de gauche</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Chère Marie-George,</p>
<p style="text-align: justify;">Cher Pierre,</p>
<p style="text-align: justify;">Chères et Chers Camarades,</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons bien reçu votre courrier à vos <em>« deux partenaires du Front  gauche »</em>. Nous enregistrons positivement son approche générale et remarquons une nouvelle fois à quel point Parti communiste, Parti de gauche et Gauche unitaire formulent des propositions convergentes. Cela nous conforte dans le sentiment que la démarche qui nous rassemble depuis les élections européennes doit non seulement se poursuivre mais s’approfondir.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous n’avons cessé de le dire, les uns et les autres, la crise du capitalisme n’est nullement achevée. Son rebondissement présent, sous l’impact de l’offensive spéculative frappant l’ensemble de la zone euro et des plans d’austérité saignant les peuples à blanc, est annonciateur de catastrophes et de régressions. Le modèle néolibéral affiche désormais sa faillite, il génère un peu partout convulsions sociales et instabilité politique, sa logique de concurrence effrénée va même jusqu’à menacer maintenant l’Union européenne de désagrégation. Ce qui n’empêche pas les gouvernements du continent, toujours aussi prompts à satisfaire les exigences des marchés financiers, à promettre du sang et des larmes à leurs citoyens.<span id="more-2012"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation, lourde de dangers pour les peuples et la démocratie, appelle à gauche des réponses radicales. Des réponses qui contestent sur le fond les dogmes de la concurrence généralisée, du libre-échangisme intégral, de la liberté absolue de circulation des capitaux, de la course au rendement maximal pour les actionnaires.  Pour répondre aux attentes et à la souffrance sociales, telles qu’elles se sont manifestées à l’occasion des régionales, il ne suffira pas d’infléchir à gauche les discours, de vouloir corriger à la marge les vices internes du capitalisme et de la financiarisation de l’économie. Il ne suffira pas d’en appeler à une « gauche solidaire », en croyant ainsi canaliser l’aspiration unitaire qui a permis la victoire sur la droite en mars dernier. Il faut abandonner totalement le logiciel social-libéral qui a conduit la gauche à toutes ses défaites des trente années écoulées. Il faut refuser de suivre MM. Papandreou, Socrates, Zapatero, Strauss-Kahn dans leur servilité à l’égard des marchés financiers. Il faut sortir de ces ambiguïtés qui voient, encore aujourd’hui, la direction du Parti socialiste refuser le recul de « l’âge légal » de départ à la retraite tout en voulant encourager les salariés à travailler plus longtemps pour avoir la meilleure pension possible. Faute de quoi, à l’image de ce que nous voyons en Grèce, les promesses d’un discours auront tôt fait de laisser place aux plus dramatiques impasses.</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche qu’il nous faut ici reconstruire doit oser affronter le dogme libéral dominant, poser la question fondamentale de la redistribution des richesses, afficher sa volonté de reprendre la main sur l’économie grâce à la renationalisation des grandes banques, avancer l’objectif d’une réappropriation publique des secteurs d’activité correspondant à des besoins fondamentaux des populations, rompre avec le présidentialisme à travers l’exigence d’une VI° République, ne pas se dérober à la sortie indispensable du traité de Lisbonne qui menace jusqu’à l’idée européenne elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre Front de gauche peut et doit être l’artisan de l’affirmation d’une telle gauche, qui affiche son ambition de conquête d’une majorité à gauche et dans le pays. Après s’être installé comme un nouvel acteur incontournable du paysage politique français, il lui faut à présent franchir une nouvelle étape de son action.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour dépasser une existence rythmée par les seules échéances électorales</strong>, il doit devenir un instrument permanent de construction d’une alternative à gauche, un vrai front politique et social. Parce qu’avant 2012, l’issue de l’affrontement avec la droite et le Medef se joue dès à présent sur le terrain social, il lui faut construire sa présence systématique dans les mobilisations. Les  occasions ne manqueront pas, dès les prochaines semaines, du combat fondamental pour la défense de la retraite à 60 ans et à l&#8217;engagement dans la réussite de la jjournée du 27 mai aux luttes contre les plans de licenciements, de la bataille pour sauvegarder et étendre le service public à la campagne qu’il nous faudrait organiser en commun &#8211; cinq ans après la victoire du « non » au traité constitutionnel européen &#8211; en faveur d’une refondation sociale et démocratique de l’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour ne pas demeurer un simple cartel de sommet</strong>, il lui faut encore s’ouvrir à toutes celles et tous ceux qui partagent sa démarche de construction d’une perspective à vocation majoritaire au cœur de la gauche, en faisant bouger les lignes au sein de cette dernière. Cela requiert notre capacité collective à donner toute leur place aux syndicalistes, militants associatifs, acteurs du combat culturel dont l’expérience sera précieuse à l’élaboration d’un projet neuf et mobilisateur. Cela implique de s’élargir aux composantes politiques qui partagent la démarche du Front de Gauche. Cela passe également par l’enclenchement d’une dynamique militante et populaire de terrain, que pourrait par exemple favoriser la tenue d’assemblées locales régulières de débat, ouvertes à toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient s’y impliquer sans nécessairement adhérer à l’une de nos trois composantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour donner sa pleine cohérence à son action</strong>, il doit aussi, selon nous, se doter rapidement d’une plate-forme partagée et porter dans le débat public, en direction du peuple de gauche et de l’électorat populaire, la proposition politique susceptible de répondre aux attentes du plus grand nombre et d’ouvrir le chemin à un total bouleversement des orientations suivies à la tête du pays : ce que nous désignons, pour notre part, sous le terme de « nouveau Front populaire », en rupture franche avec les errements passés du social-libéralisme, s’appuyant en permanence sur la mobilisation du peuple,  capable de faire converger les réflexions existantes dans le mouvement social et sur le champ politique.</p>
<p style="text-align: justify;">À cet égard, la <em>« grande campagne de rencontres publiques locales »</em> et les <em>« initiatives de dialogue ciblées avec des syndicalistes, des intellectuels »</em> que vous évoquez pourraient et devraient culminer dans la <strong>construction de véritables Assises du Front de gauche d’ici la fin de l’année ou au début de 2011</strong>. Nous vous soumettons de nouveau cette idée, comme nous le faisons également auprès de nos camarades du Parti de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démarche, partant des besoins de dynamisation de notre construction commune, fondée sur l’élaboration de perspectives à la hauteur du défi d’ampleur historique posé aujourd’hui à la gauche soucieuse de redevenir la gauche, doit naturellement se concrétiser à l’occasion des échéances électorales qui vont se succéder d’ici 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous le suggérez, après avoir affronté conjointement les rendez-vous des européennes et des régionales, il serait difficilement compréhensible que nous ne relevions pas ensemble le <strong>défi des élections cantonales, sénatoriales, présidentielle et législatives</strong>. La démonstration nous semble désormais faite : séparés, nous ne pouvons, les uns et les autres, peser réellement sur la situation, donner de la force et du rayonnement à nos idées. La méthode pour parvenir à des présentations communes doit, naturellement, prendre en compte les implantations déjà existantes et faire simultanément en sorte que de nouvelles avancées de notre influence collective puissent effectivement bénéficier à chacune de nos formations.</p>
<p style="text-align: justify;">S’agissant précisément de 2012, nous sommes favorables à la <em>« candidature de rassemblement »</em> que vous nous invitez à examiner dans votre courrier, sachant que de notre aptitude à porter un <em>« projet partagé »</em> à l’élection présidentielle découleront non seulement la hauteur de nos ambitions aux législatives, mais la pérennisation même de l’espoir que nous avons éveillé par notre convergence. Examinons donc sans tabou les questions posées, la candidature la mieux à même de représenter la diversité et le souci d’élargissement de notre front, autant que la méthode susceptible de nous amener à des décisions communes dans l’année qui vient.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà, Chère Marie-George, Cher Pierre, Chères et Chers Camarades, les réflexions que nous inspire votre courrier.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous avons eu l’occasion de le suggérer à plusieurs reprises déjà depuis les régionales, il nous apparaît d’une grande urgence que puisse à présent se tenir une réunion, au plus haut niveau, des représentants de nos formations.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien fraternellement à vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Gauche Unitaire,</p>
<p style="text-align: justify;">Christian Picquet</p>
<p style="text-align: justify;">Alain Faradji</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Déclaration du Conseil National de Gauche Unitaire: Pour en finir avec la droite, construire une véritable alternative de gauche.</title>
		<link>http://gauche-unitaire.fr/2010/04/11/pour-en-finir-avec-la-droite-construire-une-veritable-alternative-de-gauche/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 20:39:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conseil National]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Conseil National, la direction de Gauche Unitaire, a adopté la déclaration politique suivante lors de sa réunion des 10 et 11 avril 2010. « Pour en finir avec la droite, construire une véritable alternative de gauche » Déclaration adoptée par le conseil national de Gauche unitaire des 10 et 11 avril 2010 Les élections régionales des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le Conseil National, la direction de Gauche Unitaire, a  adopté la déclaration politique suivante lors de sa réunion des 10 et 11 avril 2010.</em></strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>« Pour en finir avec la droite, construire une véritable alternative de gauche »</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Déclaration adoptée par le conseil national de Gauche unitaire des 10 et 11 avril 2010</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Les élections régionales des 14 et 21 mars marquent un important tournant de la situation française. La France va au-devant d’épreuves sociales et politiques décisives. La question de l’alternative s’en trouve posée en de nouveaux termes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Face à une crise politique et sociale majeure…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le scrutin de mars se déroulait dans un contexte d’approfondissement de la crise économique mondiale. </strong>Celle-ci continue de produire ses effets en profondeur. Les politiques gouvernementales de soutien au système bancaire ont permis d’éviter une véritable dépression et un krach financier. Mais les États qui se sont le plus endettés à cette occasion, comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, constituent désormais la cible de la spéculation des marchés financiers et se trouvent menacés de faillite. Pour les marchés, il s’agit de faire payer la crise aux peuples, ce qui se traduit par le développement du chômage, une volonté de démanteler les mécanismes de protection sociale, l’accélération des processus de privatisation. Cette situation pèse sur les classes populaires et confronte les mobilisations sociales à la difficulté de s’opposer à une offensive d’une pareille dimension. Elle réunit simultanément les conditions de crises sociales et politiques majeures. C’est ce qui se produit en France.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’UMP vient ainsi essuyer une défaite sans appel.</strong> Moins de trois ans après la victoire de Nicolas Sarkozy, la droite gouvernementale a obtenu son plus faible score de toute l’histoire de la V° République, ce qui la confronte à un affaiblissement et à une délégitimation mettant en cause l’ensemble des aspects de son projet.<span id="more-1915"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le sarkozysme s’était imposé en 2007 par sa capacité à unifier les principaux secteurs de la classe dirigeante autour d’une perspective de révolution néoconservatrice à la française. Il s’était illustré par son aptitude à attirer les suffrages d’une fraction non négligeable de l’électorat populaire, au moyen d’un discours tournant autour de la revalorisation du travail et de la promotion des « méritants ». Il était parvenu à marginaliser le Front national par l’affirmation d’une volonté de remise en ordre de la société et par  une thématique sur l’immigration destinée à conquérir les électeurs d’extrême droite. Il avait ensuite révélé sa capacité à conserver l’initiative et à remporter une série de succès non négligeables face au mouvement social. Aujourd’hui, la politique du régime est massivement rejetée, y compris par un secteur de l’électorat de droite. Pour une majorité de la population, il ne symbolise plus que la volonté cynique de satisfaire les plus fortunés, un mode de gouvernement chaque jour plus éloigné des citoyens, l’enfermement dans un autoritarisme et un fonctionnement clanique générés par l’hyperprésidentialisation de la V° République.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’extrême concentration du pouvoir au sommet de l’État se retourne contre son initiateur : c’est une véritable crise de régime qui menace,</strong> dès lors que la clé de voûte des institutions, la présidence de la République, révèle une perte d’autorité sans précédent depuis 1958. De même, la tentative d’aboutir à une bipolarisation de la vie publique grâce à la mise en place d’un parti quasi-unique de la droite, se retrouve en grande difficulté. Cela ouvre, au sein des élites dirigeantes, un débat crucial sur les solutions de rechange possibles à un pouvoir profondément affaibli.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette grave crise politique se trouve encore approfondie par l’ampleur de la défiance que l’abstention aura révélée</strong>. Cette abstention, qui aura vu les droites et les gauches perdre respectivement 9 millions et plus de 5 millions de suffrages par rapport au second tour de la présidentielle, revêt une puissante dimension sociale : ce sont les quartiers populaires, les ouvriers, les employés et les jeunes qui ont en premier lieu exprimé leur souffrance et leur désespérance. Elle possède également une forte dimension politique : l’action publique se trouve frappée d’une crise de sens face à un système économique dont le fonctionnement engendre des convulsions en série, d’un sentiment d’impuissance à agir sur le cours des choses. Il est, de ce point de vue significatif qu’une fraction importante de l’électorat traditionnel du camp conservateur ne se soit pas déplacée aux urnes. Elle se trouve aggravée par le mépris qu’affichent en toute occasion les gouvernants pour le vote des citoyens, mépris qui les a d’abord conduits à bafouer le rejet du traité constitutionnel européen en 2005, puis à annoncer que les régionales n’auraient aucun effet sur la gestion nationale des affaires par l’UMP.  Atteignant une telle ampleur, le phénomène souligne que la représentation politique et institutionnelle ne correspond plus à la réalité du pays et de ses attentes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’issue politique de cette crise est la question clé de la période qui s’ouvre.</strong> Ou une alternative de nature à faire renaître l’espoir s’impose à gauche, ou cette conjoncture devenue totalement instable pourrait déboucher sur des défaites de grande ampleur. Pour conjurer le spectre de sa défaite en 2012, et pour répondre à la situation de la droite, le chef de l’État est en effet déterminé à poursuivre et accélérer sa politique de contre-réformes, à reprendre l’initiative en entreprenant la reconquête de son électorat. Mais l’exaspération pourrait également se trouver dévoyée vers des solutions populistes ou d’extrême droite.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les incertitudes de la nouvelle conjoncture française se mesurent à la remontée du Front national.</strong> Ce dernier apparaît désormais en mesure de se reconstruire, après avoir vu une large partie de son électorat basculer vers le sarkozysme. Sa nouvelle progression, qui n’est pas étrangère à l’opération nauséabonde des gouvernants sur « l’identité nationale », recoupe presque exactement la carte des régions dévastées par le chômage, la désindustrialisation, la précarité croissante des conditions d’existence de la population. Elle se manifeste parallèlement à l’abstentionnisme populaire, trouve de nouvelles réserves de voix dans certaines zones d’influence de la droite traditionnelle, et réussit à échapper aux réflexes du « vote utile ». Alors qu’il se révèle de nouveau en mesure de profiter d’une contestation rampante de la politique traditionnelle, la montée en puissance de la figure de Marine Le Pen pourrait permettre au FN de surmonter ses problèmes de stratégie et de leadership.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au lendemain des élections régionales, le contexte français se trouve dominé par une interrogation primordiale : même si les phénomènes ne se confondent pas, l’abstention de masse et le renouveau du vote en faveur du Front national pourraient être annonciateurs d’une crise de la démocratie elle-même.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>… Ouvrir une perspective d’espoir pour les classes populaires</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La poussée de la gauche, dès le premier tour des régionales, puis à la faveur de la dynamique d’union enclenchée par les fusions de listes au second tour, ne saurait occulter l’importance des débats d’orientation et de projet qui la traversent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Parti socialiste aura été le principal bénéficiaire du vote sanction contre la droite. Il retrouve son statut de première force de la gauche, reconquiert une crédibilité de solution d’alternance possible pour 2012, et sa direction recouvre une autorité qu’elle avait largement perdue à la faveur du revers des dernières élections européennes. Pour autant, il ne dispose plus de l’hégémonie dont il a longtemps joui sur la gauche : Europe écologie et le Front de gauche sont les deux nouvelles réalités de la scène politique ; quant à l’ampleur de l’abstention populaire, elle relativise son succès électoral. Une majorité de sa direction persiste de surcroît dans sa logique d’accompagnement du capitalisme et du libéralisme, bien que celle-ci ait conduit à tous les désastres des 20 années écoulées, et que la crise à rebondissement du capitalisme en prouve chaque jour la vacuité. L’acceptation, par nombre de ses principaux dirigeants, Martine Aubry en tête, de la mise en cause du droit à la retraite à 60 ans, n’en est que l’expression la plus visible. Alors que la majorité UMP sort profondément affaiblie du scrutin des régionales, le PS se montre toujours aussi incapable de s’opposer sur le fond à l’action du gouvernement. En son cœur, en dépit de l’effondrement du Modem et de ce que révèle l’abstention des classes populaires, la tentation se manifeste de nouveau avec insistance de rechercher au centre le chemin d’une victoire électorale pour 2012. Telle est la toile de fond sur laquelle commencent d’ores et déjà à se préparer ses « primaires », au prix d’une présidentialisation accentuée de son fonctionnement et de l’édulcoration des choix stratégiques à opérer.</p>
<p style="text-align: justify;">Des tentations similaires s’expriment du côté d’Europe écologie. Quoique moins fortement qu’aux élections européennes, cette coalition est une nouvelle fois parvenue à capter une aspiration profonde au renouvellement de la gauche et à la prise en compte de l’urgence écologique. Mais le projet au service duquel Daniel Cohn-Bendit la lança en vue du scrutin de 2009 se dessine de plus en plus visiblement : transformer cette construction en instrument de l’effacement du clivage entre droite et gauche, en lui permettant d’occuper tout l’espace de l’écologie politique et du centre. Cette démarche s’efforce de peser sur la recomposition à venir du champ politique et sur les équilibres de la gauche. Elle s’articule à l’ouverture de négociations avec le PS en vue de troquer une candidature commune à la présidentielle contre l’assurance d’un important groupe de députés écologistes dans la prochaine Assemblée nationale. La survivance de la volonté transformatrice portée par le courant écologiste à ses origines, son ancrage à gauche et, au-delà, l’avenir même du parti des Verts, se trouvent ainsi mis en question.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur fond de confusion dangereuse, d’acceptation d’un présidentialisme exacerbé et d’ignorance de ce qu’appellent les résultats des 14 et 21 mars, une redistribution des cartes s’amorce. Le débat n’en est que plus indispensable entre les orientations en présence à gauche.</strong> Il ne saurait, pour cette raison, être question de dissimuler les désaccords qui se font jour, sous prétexte de préserver une « gauche solidaire » aux contours des plus illusoires. Il ne saurait davantage être question de cautionner des démarches sources d’une confusion si profonde qu’elles mènent à toutes les régressions et à de probables défaites.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Toutes les forces à gauche sont confrontées à la question essentielle des réponses globales à apporter à la crise historique du capitalisme.</strong> Alors que les politiques libérales et la gestion des effets de la crise par la droite ont porté les déficits publics à un niveau jamais atteint, l’alternative est claire : ou s’inscrire dans le respect des exigences des marchés en tentant de réguler à la marge un système mondialisé et financiarisé à l’extrême ; ou s’engager résolument dans une démarche de combat contre l’austérité et de rupture avec la logique de ce capitalisme qui menace les êtres humains comme la planète d’authentiques catastrophes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’aspiration à l’unité, telle qu’elle s’est exprimée avec force au sein du peuple de gauche le 21 mars, est légitime. Sauf à produire de nouvelles et terribles désillusions, elle ne peut cependant s’égarer dans le soutien à des politiques inaptes à prolonger la défaite espérée de la droite : c’est un processus de changement radical qu’attendent des millions d’hommes et de femmes.</strong> Être à gauche aujourd’hui, c’est se montrer à la hauteur du raz-de-marée qui vient de submerger le sarkozysme. C’est se tourner prioritairement vers les classes populaires. C’est retrouver le chemin d’une transformation profonde de la société. C’est donc tourner le dos au social-libéralisme, lequel a amplement prouvé qu’il menait à des impasses mortifères. C’est refuser l’écolo-libéralisme, qui ne peut représenter d’issue aux dévastations environnementales entraînées par le capitalisme. C’est faire corps avec le mouvement populaire, à l’occasion de toutes les confrontations qui s’annoncent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rien ne serait, à cet égard, pire que d’attendre 2012. C’est dès à présent, et sur le terrain social, que se joue l’issue de l’affrontement avec la droite et le Medef. </strong>Tout atteste que le clan aux affaires va désormais s’efforcer de reprendre la main en rassemblant ses partisans, en se recentrant sur le noyau dur de sa base électorale, en abandonnant les leurres d’une « ouverture » qui a surtout exaspéré son propre camp. Si son action est désavouée par le pays, il ne dispose d’aucune autre politique possible dès lors que son choix est de satisfaire aux exigences du patronat et des marchés, sur fond de crise économique approfondie. Il va dès lors s’efforcer de radicaliser son action, de pousser les feux de sa politique de refonte réactionnaire de la société, de lancer une nouvelle offensive contre les conditions d’existence et de travail du plus grand nombre, de réactiver sa démagogie sécuritaire, d’accentuer ses attaques contre l’immigration et la jeunesse des banlieues. Il cherchera, à cette fin, à profiter des inconsistances d’une grande partie de l’opposition parlementaire, ainsi que des difficultés du front syndical à proposer aux salariés la perspective crédible de convergence des luttes qui s’imposerait au vu de la gravité de la situation. C’est sur le dossier des retraites, mais aussi sur ceux de l’emploi, des salaires et des services publics, que vont se nouer les rapports de force de la prochaine période.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce pouvoir minoritaire peut parfaitement être battu. </strong>Sa seule force lui vient de la faiblesse et des tergiversations de ses adversaires. Se lancer, comme il s’y prépare, dans une épreuve de force sociale en dépit de sa faible légitimité, alors que la colère grandit dans le pays, que le bipartisme se révèle en échec et que les divisions ne cessent de se creuser à droite représente un calcul à hauts risques. <strong>Encore faut-il, pour qu’il soit battu à coup sûr, que le monde du travail puisse s’adosser à une perspective politique à la hauteur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Plus que jamais, nous avons besoin d’une gauche qui, face à la faillite patente d’un capitalisme toujours plus vorace, ose affronter le dogme libéral dominant et faire de la satisfaction des exigences populaires sa priorité. Une gauche qui ne se détournera plus de la question déterminante de la redistribution des richesses, pour financer la retraite à 60 ans, créer des emplois, augmenter salaires et minima sociaux, redéployer les services publics. Une gauche qui fasse passer la défense de l’environnement avant les profits et qui ne se contente pas d’un « capitalisme vert ». Une gauche qui entende reprendre la main sur l’économie, nationaliser pour ce faire les grandes banques et constituer un pôle financier public, engager un mouvement de réappropriation publique de tous les secteurs d’activité correspondant à des besoins fondamentaux des populations. Une gauche qui oppose à l’hyper présidentialisme sarkozyen et à la future contre-réforme visant à étrangler les collectivités territoriales, le besoin d’une grande révolution démocratique, passant par l’instauration d’une VI° République. Une gauche qui rompe avec le traité de Lisbonne et avec la construction libérale de l’Europe, dans les limites desquels aucune politique de gauche ne pourra jamais être conduite. Une gauche qui ne se dérobera pas, à la chaleur des confrontations en préparation, à affirmer que Sarkozy et sa majorité sont illégitimes, que le peuple doit recouvrer la parole, qu’il faut pour cela dissoudre l’Assemblée nationale et procéder à de nouvelles élections générales.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Des Assises du Front de gauche pour ouvrir une nouvelle voie à gauche</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Front de gauche doit être un acteur essentiel de la reconstruction d’une telle gauche. Si, aux régionales, il a bénéficié d’une dynamique encore limitée, il ne s’en est pas moins enraciné, au point d’acquérir une véritable visibilité sur le champ politique et de devenir la troisième composante de la gauche. Le choix des formations initiatrices du Front de gauche, associées à leurs divers partenaires des listes « Ensemble pour des régions à gauche », de présenter des listes autonomes dans une majorité de régions, s’est dès lors révélé fondé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Certes, le Front de gauche est une construction aussi neuve qu’inédite. Il regroupe des formations aux histoires et aux identités différentes et en son sein les débats sur les moyens d’assurer sa pérennité restent ouverts. Il ne peut, pour cette raison, que progresser pas à pas, sur la b ase de l’expérience réalisée en commun, et au moyen de discussions franches autant que fraternelles. Cela rend compte des délais nécessaires à son affirmation comme force politique à part entière. Et cela explique les tensions qui peuvent parfois l’affecter, les désaccords ponctuels qui surgissent, les effets que peuvent entraîner les débats agitant telle ou telle de ses composantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au scrutin de mars, il a néanmoins démontré son potentiel de polarisation politique, en élargissant ses listes à de nouvelles réalités militantes (selon les régions, République et socialisme, les Alternatifs, des secteurs de la Fase, des sections du NPA, le M’pep, le PCOF, ou Alternative citoyenne en Île-de France…). Il est désormais une réalité incontournable que doivent prendre en compte toutes les organisations, courants ou individus qui voudraient agir pour que la gauche redevienne la gauche : secteurs de la mouvance socialiste ou écologiste, convaincus qu’il est grand temps de sortir des impasses du renoncement ; acteurs sociaux conscients que leurs combats quotidiens doivent impérativement trouver un prolongement politique pour atteindre leur pleine efficacité ; militants du Nouveau Parti anticapitaliste qui se retrouvent devant le nouvel échec où les a menés une orientation de repli ; composantes de la gauche alternative, qu’elles aient ou non participé aux listes unitaires des régionales. Au-delà des compétitions électorales, son existence et le rassemblement qu’il symbolise peuvent encourager les mobilisations populaires. L’écho qu’il rencontre auprès de divers secteurs du monde syndical ou associatif dessine même la possibilité de nouvelles formes de coopération entre les équipes militantes du mouvement social et les organisations de la gauche de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Front de gauche a, aujourd’hui, la charge d’assumer ses nouvelles responsabilités.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il lui incombe d’abord de dépasser une existence rythmée par les seules échéances électorales, pour devenir un instrument permanent de construction d’une alternative de gauche, un vrai front politique et social. </strong>Ce qui suppose, en tout premier lieu, de prolonger son engagement dans les deux derniers scrutins d’une présence forte et régulière dans les mobilisations, à commencer par celles que cristallisera la défense des retraites, afin d’y faire exister les réponses politiques qu’exige la situation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il lui faut encore s’ouvrir à toutes celles et tous ceux qui partagent sa démarche de construction d’une perspective à vocation majoritaire au cœur de la gauche, en faisant bouger les lignes à l’intérieur de cette dernière. </strong>Cela concerne au premier chef les syndicalistes et animateurs du mouvement associatif, mais aussi les acteurs du combat culturel et intellectuel, dont l’apport et l’expérience seront précieux pour franchir une nouvelle étape. Cela concerne aussi les courants de gauche ou écologistes, ainsi que ceux de ses partenaires des élections régionales, qui partageraient cette perspective.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il lui appartient enfin de trouver le chemin d’une véritable dynamique militante et populaire, </strong>allant au-delà d’un fonctionnement cartellisé. La tenue, sur le terrain, d’assemblées régulières de discussion, ouvertes à toutes celles et tous ceux qui seraient intéressés et qui partageraient ses objectifs politiques, même s’ils n’adhèrent à aucune des composantes nationales du rassemblement, pourrait en être le moyen.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il a besoin, au service de ces objectifs, de se doter d’une plate-forme partagée, d’un programme,</strong> restituant la cohérence d’ensemble de son action et commençant d’affirmer un véritable projet de société.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au-delà, le Front de gauche se doit de porter avec visibilité, dans le débat public, la solution politique adaptée aux attentes populaires et susceptible de rassembler une majorité à gauche et dans le pays.</strong> À partir d’une position claire, il peut contribuer à dissiper la confusion entretenue par les évolutions en cours à la direction du Parti socialiste ou du côté des principales figures d’Europe écologie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’heure est à un nouveau Front populaire.</strong> Le contexte actuel appelle une perspective politique qui rompe avec les alternances du passé et récuse les errements du social-libéralisme. Un Front populaire qui s’appuie en permanence sur la mobilisation des travailleurs, seule à même d’assumer la confrontation nécessaire avec les classes possédantes. Qui se rassemble autour d’un programme de rupture avec l’ordre établi. Qui fasse converger les réflexions présentes dans le mouvement social avec celles de la gauche qui n’entend pas se contenter d’une modeste alternance, mais agit pour un total bouleversement des orientations suivies à la tête du pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est à partir de cette proposition d’un nouveau Front populaire que le Front de gauche devra s’adresser au peuple de gauche et participer aux débats de clarification qui commencent au sein de la gauche.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette plate-forme partagée et cette offre politique pourraient sortir des Assises du Front de gauche, dont Gauche unitaire a suggéré la tenue à ses partenaires d’ici la fin de l’année 2010.</strong> Ces Assises devraient faire l’objet d’une préparation à l’échelon local comme départemental. Elles auraient pour premier objectif d’œuvrer à un processus approfondi d’élaboration d’une nouvelle offre stratégique et programmatique à gauche. Elles seraient, à cet égard, de nature à permettre aux militants syndicaux et associatifs, aux forces issues du monde de la culture et de la création, de prendre toute leur place dans cette construction novatrice qu’est le Front de gauche, contribuant à lui donner un nouvel élan. Elles pourraient, sur cette base, poser un jalon de la discussion qui devra suivre pour organiser l’intervention commune à l’occasion des échéances politiques et électorales des deux prochaines années. Elles représenteraient enfin le cadre de son élargissement aux forces et sensibilités en accord avec une démarche consistant à changer la gauche en y conquérant la majorité sur une orientation de transformation sociale et écologique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il n’y a pas un instant à perdre : l’alternative qu’il convient de bâtir de toute urgence passe par le développement du Front de gauche !</strong></p>
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		<title>En 2010, initier des Assises du Front de Gauche</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 20:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche Unitaire]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes maintenant à deux courtes semaines du premier tour des élections régionales qui aura lieu le 14 mars prochain. La campagne entre dans sa phase décisive, dans le moment où des millions de personnes vont se décider entre les différentes propositions politiques en présence. L’écho rencontré par la campagne du Front de Gauche et des listes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous sommes  maintenant à deux courtes semaines du premier tour des élections  régionales qui aura lieu le 14 mars prochain. La campagne entre dans  sa phase décisive, dans le moment où des millions  de personnes vont se décider entre les différentes propositions  politiques  en présence. L’écho rencontré par la campagne du Front de  Gauche et des listes « Ensemble » témoigne de l’attente qui existe  dans les profondeurs du pays pour une véritable alternative de gauche.  Nous savons tous et toutes ce dont les salariés ont besoin aujourd’hui : d’une  gauche combative, déterminée, qui porte de véritables mesures de  ruptures avec les logiques libérales et productivistes dans les conseils   régionaux. Mais déjà dans les débats de cette campagne se repose  publiquement la question de la construction d’une alternative  à gauche, au-delà des élections régionales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Front de  gauche est confrontés à  cette exigence. Il doit intégrer l’expérience  nouvelle que nous faisons à travers cette campagne et se transformer  pour constituer un véritable espace permanent agissant sur toutes les  questions qui traversent la société française.<span id="more-1757"></span></p>
<p style="text-align: justify;">C’est le  sens de la proposition mise dans le débat par le Conseil National de  Gauche Unitaire dont nous reproduisons ci-dessous un extrait :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le Front  de Gauche doit se construire au-delà  des seules séquences électorales. Il peut constituer une nouvelle  force, </em><strong><em>un pôle politique qui change la donne  à gauche</em></strong><em>. Il peut être le cadre de rassemblement de  différents  partis politiques, notamment de nos partenaires des listes  « Ensemble », de différentes traditions en respectant leur identité  propre, en permettant leur synergie dans un processus commun ainsi que  des militants qui, tout en n’adhérant pas  à l’une ou l’autre des organisations se retrouvent dans la démarche  du Front de Gauche. La gauche à laquelle nous aspirons ne se construira  pas autour d’un seul parti politique mais par un véritable  rassemblement.  C&#8217;est ce que propose la Gauche unitaire. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Depuis juin  2009, nous avons des élus européens du Front de Gauche, demain nous  aurons des élus régionaux, qui devront impulser des initiatives pour  poursuivre au-delà des élections l&#8217;action commune. Pour faire  vivre concrètement le Front de Gauche, au-delà  des échéances électorales, nous devons prendre des initiatives pour  échanger, débattre, élaborer collectivement sur les réponses immédiates  à la crise, aux attaques de la droite mais  également sur une autre répartition des richesses, le projet de société  que nous voulons, bref sur une « plate forme partagée ». Quelle  alternative  de société pouvons-nous porter ensemble ? Quelles réponses face  à la crise économique, sociale, écologique et culturelle ? Comment  mettre en œuvre une politique de rupture avec le libéralisme et le  productivisme ? Quelle conception de la démocratie défendons-nous  ? Ces questions et bien d&#8217;autres sont incontournables pour mettre en  mouvement sur la durée tous les hommes et les femmes qui aspirent  à changer cette société inhumaine.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des  exercices  pratiques communs à une réflexion partagée sur les grands enjeux  de société, voilà ce que nous impose la volonté  de redonner du sens à la gauche,  à ses valeurs, à son projet de société  au sein du rassemblement. C’est pourquoi, nous proposons que d’ici  l’automne 2010, nous puissions nous donner les moyens,  à l’échelle locale et nationale d’organiser des Assises du  Front de gauche, lieux de partage et d’élaboration d’expériences  à la fois communes et diverses, qui associeraient largement toutes  les forces du mouvement social, des syndicalistes, des militants  associatifs  et qui permettraient d&#8217;aboutir à  la « plate forme partagée » du Front de Gauche.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce serait  un véritable événement politique  à gauche en France et un signal pour tous ceux qui tous les jours  dans les combats quotidiens, dans le mouvement social, dans les  entreprises,  parmi les jeunes sont orphelins d&#8217;une perspective politique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce que nous  proposons fraternellement à nos partenaires du Parti Communistes  Français et du Parti de Gauche pour le Front de Gauche, c’est de  poursuivre la dynamique de rassemblement qui dans le respect de chaque  composante, chaque identité pose des initiatives concrètes pour  l&#8217;émergence d&#8217;une nouvelle force politique, d’une gauche qui crée  et redonne l’espoir. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Cette  proposition est notre contribution sur l&#8217;avenir du Front de Gauche, elle nécessite d&#8217;être débattue et construite  ensemble. Il est fondamental pour reconstruire un nouvel espoir  à gauche de poser les bases solides d’une véritable maison commune  d’une gauche qui ne renonce pas. C’est en ce sens que nous employons  le terme  «d’Assises ». Il faut des fondations solides pour construire  un projet durable et cela ne peut se faire seulement en enchaînant la construction   d’accords électoraux au gré du rythme institutionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le potentiel  pour la construction d’une nouvelle perspective à gauche est  grand. A nous de savoir le faire fructifier.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Pour lire le texte complet de notre proposition d&#8217;assises c&#8217;est <a href="http://www.gauche-unitaire.fr/2010/02/13/construire-ensemble-le-front-de-gauche-dans-les-luttes-et-les-elections/" target="_blank">ici</a></p>
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		<title>A nos camarades unitaires du NPA</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 13:11:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche Unitaire]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Chères et Chers Camarades, Il est des moments où chacun se trouve confronté à des choix qui interrogent ses engagements au plus profond. Vous et nous avons en commun de considérer que l’intérêt de celles et ceux au nom desquels nous nous battons doit, en toute occasion, dicter nos comportements. Si nous nous sommes engagés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chères et Chers Camarades,</p>
<p style="text-align: justify;">Il est des moments où chacun se trouve confronté à des choix qui interrogent ses engagements au plus profond.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous et nous avons en commun de considérer que l’intérêt de celles et ceux au nom desquels nous nous battons doit, en toute occasion, dicter nos comportements. Si nous nous sommes engagés dans la construction d’une perspective politique crédible, ce n’est pas pour nous autoproclamer leurs porte-parole, mais plus modestement pour contribuer à ce que leur propre mouvement trouve le chemin de la rupture avec le capitalisme, de l’émancipation humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous et nous partageons, à cet égard, l’essentiel. Nous avons la volonté d’aider à la constitution d’une nouvelle force politique pour un socialisme démocratique. Une force qui fasse du brassage des histoires et des expériences un atout. Une force qui permette à chacun et chacune de trouver sa place pour porter une ambition commune. <strong>Une force qui vise à être majoritaire à gauche et dans le pays et qui, pour cela, cherche à rassembler dans les luttes et dans les urnes. C’est en ce sens que nous entendons travailler à la constitution d’un front politique et social, dont les avancées soient autant de jalons posés sur le chemin menant à cette nouvelle force</strong>. Cet horizon n’a jamais été d’une telle actualité. Sur fond de crise majeure du capitalisme, la crise historique de la social-démocratie et sa mutation en force « démocrate », qui l’amènent un peu partout en Europe à s’ouvrir au centre ou même à droite, peut très vite mener la gauche tout entière à sa désagrégation politique autant qu’idéologique. Il s’agit de toute urgence d’inscrire au cœur de cette dernière une stratégie de reconstruction d’une gauche digne de ce nom.<span id="more-1752"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Vous et nous, bien sûr, ne disons pas toujours les choses de la même manière, ce qui est inévitable dès lors que nous ne parlons pas de la même place, mais rien ne nous paraît séparer sur le fond nos démarches, si ce n’est des nuances ou des malentendus. Avec certains et certaines d’entre vous, nous avons longtemps milité par le passé ; avec d’autres nous avons des histoires plus récentes ; pour d’autres encore, il reste à nous découvrir, mais nous sommes persuadés, pour avoir attentivement observé votre combat, que nous sommes proches. Les plus proches même sur le champ politique à gauche. <strong>Il serait incompréhensible que nous ne conjuguions pas nos forces.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A l’heure où, une nouvelle fois dans sa courte existence, le NPA refuse l’unité de la gauche de gauche, ses militantes et militants unitaires se retrouvent devant la nécessité de réfléchir aux moyens de défendre efficacement leurs convictions. Certains et certaines d’entre nous, à la Gauche unitaire, avons été confrontés par le passé à ce défi. Il est parmi vous des camarades qui avaient alors trouvé notre choix précipité et d’autres pour tout dire insensé car s’écartant à leurs yeux de la défense patiente des positions qui nous étaient communes dans le congrès fondateur du NPA. Il est vrai que, en mars dernier, nous avions fait un pari : celui de ne pas laisser passer la chance que pouvait représenter le Front de gauche pour rouvrir le chemin du rassemblement des forces anticapitalistes et antilibérales, favoriser une dynamique rendant cette construction pérenne, œuvrer aux clarifications stratégiques indispensables pour bouleverser les rapports de force au sein de la gauche et du mouvement ouvrier. Pour tout vous dire, nous ne regrettons pas de nous être engagés dans cette bataille. Mais rien n’est jamais écrit d’avance et, vous-mêmes, avez pu obtenir un excellent résultat lors de la consultation interne à votre mouvement sur les alliances à nouer pour les régionales. <strong>Pour autant, vous voilà, nous semble-t-il, confrontés à la même question que nous à quelques mois de distance : à quoi sert le NPA s’il n’est capable ni de commencer en son sein à faire la synthèse du meilleur des traditions de la gauche dans une amorce de processus pluraliste, ni d’être un facteur d’unité de la gauche de gauche dans la perspective à terme d’un nouveau parti large de transformation radicale de la société ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons besoin d’une gauche de gauche, pas d’une extrême gauche arcboutée sur ses certitudes, campant sur un espace nécessairement restreint du champ politique et ne cherchant pas à se donner pour objectif d’en bouleverser totalement la configuration. Le sarkozysme est aujourd’hui à l’offensive comme jamais aucun gouvernement de droite avant lui. Les mobilisations sociales sont à la peine et dans l’incapacité d’entamer sa détermination et celle du patronat à faire table rase de conquêtes essentielles du mouvement ouvrier. Vous conviendrez avec nous que les politiques des directions syndicales ne sont pas seules en cause dans ces difficultés. Toutes les luttes buttent sur l’absence d’alternative. <strong>Et cette alternative, nous sommes bien obligés de la penser à partir, non seulement des maturations à l’œuvre dans le mouvement social ou parmi les nouvelles générations militantes, mais aussi de la gauche réellement existante, non de celle que nous souhaiterions.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les résistances populaires n’ont pas cessé. Au plan politique, des militants et électeurs socialistes cherchent à s’extraire du marasme dans lequel les plonge l’orientation de leur parti. Le vote très majoritaire des militants du Parti communiste manifeste une aspiration profonde à explorer une nouvelle voie à gauche, celle qui consiste à disputer au social-libéralisme l’hégémonie dont il jouit par défaut. Des milliers d’écologistes, au-delà des succès électoraux du moment, s’interrogent sur la pertinence d’un projet écologique qui refuse de s’affronter aux logiques libérales. Des animateurs et des animatrices du mouvement social manifestent leur disponibilité à faire le pas permettant de sortir de l’impasse à gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le moment d’engager la refondation d’une gauche de gauche. Toutes les expériences réussies de ce type en Europe &#8211; en Allemagne, au Portugal, en Grèce -  ont pour point commun d’avoir permis à des courants constitués, ou même des partis en tant que tels (pas seulement des individus, donc) de se retrouver dans la même structure pour, petit à petit, se donner un programme et une identité propres dans la gauche. Elles ont également en commun leur volonté de s’affranchir des simples postures radicales pour se poser la question des majorités populaires à conquérir sans se dérober au délicat problème de la lutte au sein des institutions.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce pour quoi nous militons dans le Front de Gauche. Il ne s’agit pas uniquement de faire exister une coalition électorale, objectif certes indispensable, mais de permettre à des formations politiques porteuses d’histoires et d’expériences différentes de s’entendre sur l’essentiel, de se doter d’un cadre commun sur le long terme pour sortir la gauche de l’ornière. Ce projet n’en est qu’à ces débuts, il ne va pas sans à-coups ni soubresauts, mais c’est le seul qui ait une chance d’aboutir. Car nous savons bien que toute tentative de recomposition, qui chercherait à ignorer la diversité des parcours politiques, des identités, des héritages, des courants ou des organisations seraient irrémédiablement vouées à l’échec.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans ce cadre, la reconstruction d’une gauche de gauche à partir d’un front qui en sera le creuset ne peut faire l’impasse sur la tradition anticapitaliste que vous et nous avons en commun de porter. Il nous appartient de la renforcer en joignant nos forces. </strong>C’est le sens de la proposition que nous vous faisons. Nous ne vous disons pas démagogiquement que Gauche Unitaire est à vous. D’autres vous on fait ou vous ferons ce genre de promesses sans les tenir. Nous vous disons, plus simplement et bien plus sincèrement, que nos forces conjuguées permettront de porter avec plus de force le projet qui est le nôtre. Gauche Unitaire peut ainsi devenir notre outil commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à votre disposition pour débattre avec vous, nationalement et localement, de cette proposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Veuillez Chers et Chères Camarades recevoir nos salutations les plus fraternelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Gauche Unitaire</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Construire ensemble, le Front de Gauche dans les luttes et les élections.</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 14:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conseil National]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Construire ensemble, le Front de Gauche dans les luttes et les élections. Texte adopté par le Conseil National de Gauche Unitaire La crise continue, ce sont les peuples qui en payent le prix ! Depuis deux ans, le système capitaliste connaît une crise d’une ampleur historique. Ce sont les salariés et particulièrement ceux qui se retrouvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;"><strong>Construire ensemble,  le Front de Gauche dans les luttes et  les élections.</strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><em>Texte adopté par le Conseil National de Gauche Unitaire</em><strong><br /></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La crise continue,  ce sont les peuples qui en payent le prix !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis deux ans, le  système  capitaliste connaît une crise d’une ampleur historique. Ce sont les  salariés et particulièrement ceux qui se retrouvent au chômage qui  en payent le prix, tandis que la course au profit et la spéculation  financière continuent de plus belle. L’échec du sommet de Copenhague  démontre également l’incapacité des gouvernements à faire face  à la crise écologique. Notre avenir est menacé par leurs politiques !  Sans compter que les périodes de crise sont propices aux manœuvres   xénophobes, comme avec le débat nauséabond sur « l&#8217;identité nationale »  qui désignent les immigrés comme des menaces.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy annonce  sa détermination à poursuivre sa contre révolution néoconservatrice,  à imposer son modèle de société autoritaire. Les attaques  de la droite et du MEDEF, les réformes destructrices, revenant sur  des acquis fondamentaux sont multiples (des réformes de la santé,  des universités, ou de la Poste, de l’application de la RGPP contre  la Fonction publique, aux régressions démocratiques comme la réforme  de collectivités territoriales, la remise en cause du droit syndical).  Et ils nous annoncent de nouveaux mauvais coups qui touchent le cœur  même du système de solidarités : les retraites et la protection sociale.   De prochaines confrontations sont devant nous qui représentent un enjeu  fondamental pour l’ensemble des travailleurs de ce pays.<span id="more-1690"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des mobilisations  décisives en perspective.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces batailles seront  décisives pour instaurer un rapport de force susceptible de mettre  le sarkozysme en échec. La nécessité de construire des fronts  sociaux de résistance unitaires et collectifs contre les licenciements,  pour la défense des services publics, des retraites, des droits  démocratiques  participe de cet enjeu. Toute la gauche, le mouvement syndical, les  associations, les partis politiques doivent se retrouver unis pour cela.   La colère sociale, les luttes sectorielles sont multiples mais il faut  construire un rapport de force qui entraîne la majorité de la population   dans la mobilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’aspiration est  également  forte, dans le mouvement social et syndical d’une réponse politique  à la hauteur des enjeux, qui donne du sens et de l’espoir aux  résistances.  C’est la survie même d’une gauche digne de ce nom qui est en jeu  dans ce pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Parti socialiste a  renoncé à changer la société, et n’a comme orientation  que d’aménager à la marge le capitalisme, en étant prêt à s’allier  avec le MODEM. La coalition Europe Ecologie refuse également de rompre  avec la logique libérale qui est à la racine des crises économiques,  sociales et écologiques que nous connaissons aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a urgence  à reconstruire une gauche de gauche !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La campagne du Front  de Gauche pour les européennes, a constitué une construction<strong> </strong> inédite, rassemblant de façon dynamique le Parti Communiste Français,  le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, ainsi que des militants issus  du mouvement social, a réouvert le chemin de l’espoir. Son succès  a permis de réaliser le premier pas d’un processus permettant d&#8217;œuvrer  à la synthèse du meilleur des traditions de la gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections régionales  seront le second pas, l’occasion d’élargir, d’approfondir et  d’enraciner cette dynamique. Elles doivent d&#8217;une part confirmer l’essai  des européennes et d&#8217;autre part poursuivre la reconstruction d&#8217;une  nouvelle voie à gauche, une gauche qui ne renonce pas, à même de  battre durablement la droite. Le Front de Gauche a impulsé le cadre  politique permettant l&#8217;élargissement des listes à d&#8217;autres partenaires <strong>:</strong> les Alternatifs, la FASE, le M’PEP, le PCOF, République et Socialisme…  Nous regrettons le choix de la majorité du NPA de s&#8217;enfermer dans une  posture d&#8217;isolement en refusant de s’engager dans un accord national  avec le FDG .</p>
<p style="text-align: justify;">Les élections régionales <strong> sont l’occasion pour porter haut et fort des mesures</strong> de rupture  avec les logiques libérales et productivistes, des mesures de protection   des populations contre les méfaits du capitalisme et de la crise,  défendant  et étendant les services publics, refusant de dilapider les fonds  publics  aux entreprises qui licencient. C’est le programme des listes « Ensemble   pour des régions à gauche, solidaires, écologiques, et citoyennes ».  Il s&#8217;agit de créer les conditions d&#8217;un débouché aux luttes et aux  revendications, d&#8217;amplifier et d&#8217;enraciner dans l&#8217;électorat populaire  et dans le mouvement social, ce rassemblement en s’adressant largement  au peuple de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;urgence est de changer  la donne à gauche et de barrer la route à la droite qui veut imposer  sa mainmise sur les régions. Nous voulons ouvrir une nouvelle voie  à gauche qui soit déterminée à porter réellement les exigences  des classes populaires dans les institutions. Nous voulons une gauche  qui ne renonce pas. Nous voulons une gauche qui est prête à se  confronter  avec les puissants et les privilégiés pour mettre en œuvre une politique   de rupture.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette campagne doit se  donner une réalité de terrain, en construisant des comités locaux  pour créer les conditions de la dynamique et de l’élargissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Construire ensemble   les prochaines étapes d’un Front de Gauche durable pour ouvrir une  nouvelle perspective à gauche.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis un an, le Front  de Gauche est parvenu à faire converger des organisations porteuses  de cultures et traditions longtemps opposées, dans le respect de  l’indépendance  de chacun. Il constitue l’atout fondamental, le bien commun pour  reconstruire  une gauche digne de ce nom. Le Front de gauche, au-delà des intérêts  partisans des uns et des autres, doit préfigurer l’intérêt collectif.  Car il y a un enjeu vital à reconstruire une gauche de gauche, une  gauche d’unité et de combat dont les choix politiques s’efforcent  de prolonger les attentes sociales et les aspirations populaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons prolonger  le processus, cet espoir émergent en posant ensemble les jalons d&#8217;un  rassemblement pérenne, attractif, à l&#8217;écoute, en lien constant  et ancré dans le mouvement social. Notre objectif, est de créer  les conditions pour que s&#8217;exprime en France, à l&#8217;image de ce qui s’est  fait dans d&#8217;autres pays européens, en Allemagne avec Die Linke ou au  Portugal avec le Bloc de gauche, une réponse tant à la crise sociale  que politique, écologique et culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Front de gauche peut  être et doit être un outil pour y arriver. Son pluralisme lui donne  sa force, cette capacité à regrouper dans une dynamique unique des  histoires, des traditions politiques différentes. Ce pluralisme est  le seul à même de garantir l&#8217;investissement de militants et militantes  du mouvement social, de travailleurs, de jeunes, de militants  socialistes,  écologistes en rupture avec l’orientation de leurs partis respectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 2010 initier  des Assises du Front de Gauche.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Front de Gauche doit  se construire au-delà des seules séquences électorales. Il peut  constituer  une nouvelle force, <strong>un pôle politique qui change la donne  à gauche</strong>. Il peut être le cadre de rassemblement de différents  partis politiques, notamment de nos partenaires des listes « Ensemble »,   de différentes traditions en respectant leur identité propre, en  permettant  leur synergie dans un processus commun ainsi que des militants qui,  tout en n’adhérant pas à l’une ou l’autre des organisations  se retrouvent dans la démarche du Front de Gauche. La gauche à laquelle  nous aspirons ne se construira pas autour d’un seul parti politique  mais par un véritable rassemblement. C&#8217;est ce que propose la Gauche  unitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis juin 2009, nous  avons des élus européens du Front de Gauche, demain nous aurons des  élus régionaux, qui devront impulser des initiatives pour poursuivre  au-delà des élections l&#8217;action commune. Pour faire vivre concrètement  le Front de Gauche, au-delà des échéances électorales, nous devons  prendre des initiatives pour échanger, débattre, élaborer collectivement   sur les réponses immédiates à la crise, aux attaques de la droite  mais également sur une autre répartition des richesses, le projet  de société que nous voulons, bref sur une « plate forme partagée ».  Quelle alternative de société pouvons nous porter ensemble ? Quelles  réponses face à la crise économique, sociale, écologique et culturelle  ? Comment mettre en œuvre une politique de rupture avec le libéralisme  et le productivisme ? Quelle conception de la démocratie défendons  nous ? Ces questions et bien d&#8217;autres sont incontournables pour mettre  en mouvement sur la durée tous les hommes et les femmes qui aspirent  à changer cette société inhumaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Des exercices pratiques  communs à une réflexion partagée sur les grands enjeux de société,  voilà ce que nous impose la volonté de redonner du sens à la gauche,  à ses valeurs, à son projet de société au sein du rassemblement.  C’est pourquoi, nous proposons que d’ici l’automne 2010, nous  puissions nous donner les moyens, à l’échelle locale et nationale  d’organiser des Assises du Front de gauche, lieux de partage et  d’élaboration  d’expériences à la fois communes et diverses, qui associeraient  largement toutes les forces du mouvement social, des syndicalistes,  des militants associatifs et qui permettraient d&#8217;aboutir à la « plate  forme partagée » du Front de Gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce serait un véritable  événement politique à gauche en France et un signal pour tous  ceux qui tous les jours dans les combats quotidiens, dans le mouvement  social, dans les entreprises, parmi les jeunes sont orphelins d&#8217;une  perspective politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que nous proposons  fraternellement à nos partenaires du Parti Communistes Français  et du Parti de Gauche pour le Front de Gauche, c’est de poursuivre  la dynamique de rassemblement qui dans le respect de chaque composante,  chaque identité pose des initiatives concrètes pour l&#8217;émergence d&#8217;une  nouvelle force politique, d’une gauche qui crée et redonne l’espoir.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Comme le propose le Front de gauche, rassemblons toutes les forces de la gauche de gauche</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 16:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche Unitaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Appel de la conférence nationale de Gauche Unitaire Comme le propose le Front de gauche, rassemblons toutes les forces de la gauche de gauche Nous avons un urgent besoin de gauche. D’une gauche digne de ce nom. Pour affronter les menaces que la crise fait peser sur la planète grâce à une perspective cohérente de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Appel de la conférence  nationale de Gauche Unitaire</p>
<h3>Comme le propose  le Front de gauche,</h3>
<h3>rassemblons toutes les forces  de la gauche de gauche</h3>
<p align="justify">Nous avons un urgent  besoin de gauche. D’une gauche digne de ce nom. Pour affronter les  menaces que la crise fait peser sur la planète grâce à une perspective  cohérente de rupture avec les politiques capitalistes, néolibérales,  productivistes. Pour que les attaques de la droite sarkozyenne et du  Medef (remise en cause de droits sociaux fondamentaux, démagogie sur  l’identité nationale, mise en cause de libertés essentielles et  de la démocratie…) se heurtent enfin à une opposition déterminée  à en contester sur le fond la logique destructrice. Pour que la gauche  cesse d’être dominée par la ligne d’adaptation au libéralisme  qui conduit les dirigeants du Parti socialiste ou d’Europe écologie  à se tourner vers des alliances avec cette formation de droite qu’est  le Modem.</p>
<p align="justify">Des luttes de résistance  s’organisent dans toutes les régions, dans de nombreux secteurs.  Elles sont fragmentées, isolées les unes des autres. L&#8217;ampleur de  la « votation citoyenne » du 3 octobre  (2,3 millions de votants  contre la privatisation, du jamais vu), a montré au grand jour la volonté  populaire de défendre La Poste, son service public. Cela n&#8217;est pas  sans rappeler les formidables mobilisations de janvier et de mars. Face  au pouvoir sarkozyste et au Medef, ces luttes ont besoin, pour se déployer,  d&#8217;un espoir, d&#8217;un débouché politique qui lui fait défaut depuis trop  longtemps. À nous d&#8217;œuvrer ensemble dans les luttes et dans les élections.</p>
<p align="justify">Les élections régionales  peuvent être un moment essentiel d’affirmation de la gauche dont  nous avons besoin. Pourvu que toutes les forces refusant le renoncement  et la résignation sachent se rassembler, faire prévaloir les intérêts  du plus grand nombre sur les calculs à courte vue.</p>
<p align="justify">C’est devenu possible  grâce à la proposition du Front de gauche. Après son premier succès  des élections européennes, celui-ci a décidé de poursuivre son action,  de s’élargir, de devenir un outil au service de tous ceux qui aspirent  à faire surgir une alternative majoritaire à un système en faillite.<span id="more-1365"></span></p>
<p align="justify">Le 28 octobre, les trois  composantes fondatrices du Front de gauche, Parti communiste, Parti  de gauche et Gauche unitaire, se sont adressées à toutes les organisations  prêtes à s’engager dans la même direction, afin que voient le jour  des listes communes, autonomes du Parti socialiste et d’Europe écologie,  au premier tour du scrutin de mars prochain. Ces listes pourraient et  devraient rassembler, au-delà du Front de gauche, des forces qui n’en  font pas partie.</p>
<p align="justify">Des listes à même  de faire renaître un espoir et de remobiliser l’électorat populaire  autour de propositions audacieuses répondant aux urgences sociales démocratiques, écologiques et culturelles. Des listes porteuses de  l’exigence de régions au service du bien commun, qui protègent vraiment  les populations des méfaits d’un capitalisme en crise, à la tête  desquelles soient mises en œuvre de véritables politiques de gauche.  Des listes qui affichent l’ambition de changer le rapport des forces  au sein de la gauche, tout en s’engageant sans ambiguïté à empêcher  la droite de reconquérir des régions. Des listes qui, à cette fin,  fusionneraient avec les listes de gauche et écologistes au second tour,  dans le respect de l’indépendance de chacune et sans alliance avec  le Modem. Des listes, enfin, dont les élus s’affirmeraient prêts  à diriger les régions, ou à participer à leurs exécutifs, dès  lors que les conditions seraient réunies de l’application de points  essentiels du programme qu’ils auraient défendu devant les électeurs  et les électrices.</p>
<p align="justify">Les délégués et déléguées  de la conférence nationale de Gauche unitaire, réunis les 14 et 15  novembre à Paris, s’adressent à toutes celles et tous ceux  qui partagent cette démarche.</p>
<p align="justify">Au Nouveau Parti anticapitaliste  et à ses adhérents, qui ont participé aux discussions exploratoires  des derniers mois et ont regardé avec espoir cette nouvelle possibilité  que l’unité des anticapitalistes et antilibéraux change radicalement  la donne politique dans ce pays : toutes les conditions d’un accord  solide sont à présent réunies ; il ne faut pas se résigner au repli  et aux postures de témoignage qui ne font qu’aggraver les sentiments  d’impuissance face à une droite de combat et faciliter la domination  du social-libéralisme sur la gauche.</p>
<p align="justify">Aux organisations et  militants de la gauche alternative, notamment les Alternatifs et la  Fédération, qui ont été de toutes les tentatives de rassembler  une gauche de transformation sociale et écologiste : pour partager leurs  combats au quotidien, la Gauche unitaire ne doute pas qu’ils seront  de ce rendez-vous primordial.</p>
<p align="justify">Aux militants et électeurs  socialistes ou écologistes, qui n’entendent pas renoncer à leurs  convictions, mais que désespère la déshérence de leurs familles  politiques : loin des alliances contre-nature avec le centre, loin des  compromissions avec les exigences du capital, ils ont toute leur place  dans la bataille pour sauver la gauche.</p>
<p align="justify">Aux actrices et acteurs  du mouvement social, qui savent à quel point leurs engagements de terrain  seraient aidés par l’existence d’un débouché politique crédible :  leur expérience, les revendications qu’ils portent au quotidien seront  un apport précieux à la dynamique populaire qu’il s’agit maintenant  d’enclencher.</p>
<p align="justify">Aux hommes et aux femmes  de gauche, qui peuvent se montrer enclins à baisser les bras,  à se décourager lorsque la gauche n’apporte plus la moindre  réponse aux attentes sociales : le Front de gauche a commencé de rouvrir  un chemin ; ils peuvent,  aux élections régionales, faire entendre  leur voix avec force, se doter d’un levier pour faire renaître l’espérance  du changement de société, aider les listes à s’enraciner dans les  localités comme sur les lieux de travail et d’études.</p>
<p align="justify">C’est le moment ! Tous  ensemble, unis, relevons le défi !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Conférence Nationale de Gauche Unitaire: résolution d’orientation pour les élections régionales</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 15:52:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gauche Unitaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gauche-unitaire.fr/?p=1361</guid>
		<description><![CDATA[Les 14 et 15 novembre, les délégué(e)s à la Conférence Nationale de Gauche Unitaire ont adopté après discussion, actualisation et amendements, la résolution d&#8217;orientation pour les élections régionales qui était proposée au vote des militant(e)s suite au Conseil National des 24 et 25 octobre. 1. Les élections régionales de mars 2010 interviendront dans un contexte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les 14 et 15 novembre, les délégué(e)s à la Conférence Nationale de Gauche Unitaire ont adopté après discussion, actualisation et amendements, la résolution d&#8217;orientation pour les élections régionales qui était proposée au vote des militant(e)s suite au Conseil National des 24 et 25 octobre. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1.  Les élections régionales de mars 2010 interviendront dans un contexte  conférant une responsabilité  de première importance aux forces qui  entendent reconstruire une perspective d’émancipation pour le monde  du travail.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La crise  du capitalisme se poursuit et voit même s’aggraver ses effets dramatiques  sur les conditions d’existence des peuples, sans que nulle part n’apparaisse  un début de réponse globale et cohérente en défense des intérêts  des classes populaires.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exaspération  sociale reste majoritaire dans le pays, mais l’inexistence d’un  débouché politique à la hauteur, conjuguée à l’incapacité du  front syndical de proposer une réelle stratégie de convergence des  luttes, interdisent toujours au mouvement populaire de trouver un nouveau  souffle, après les journées du 29 janvier, du 19 mars et du 1er Mai.</p>
<p style="text-align: justify;">Expression  de la crise historique de la social-démocratie, la décomposition du  Parti socialiste ne cesse de s’approfondir, sa mutation en force démocrate  se caractérisant par la recherche d’alliances au centre comme par  la présidentialisation de ses modes de fonctionnement que traduit la  décision d’organiser des « primaires » dans le cadre de chaque élection  présidentielle. Cette tendance peut demain conduire la gauche tout  entière à un naufrage similaire à celui qui s’est produit en Italie.<span id="more-1361"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Devant  des enjeux aussi cruciaux, la question est plus que jamais posée de  la reconstruction d’un projet global, d’une gauche de gauche. Une  gauche de gauche qui inscrive son combat au cœur de la gauche, se tourne  vers le secteurs de cette dernière en attente d’une nouvelle offre  politique, récuse autant la dérive droitière ininterrompue du social-libéralisme  et de l’écolo-libéralisme que la tentation de postures gauchistes  et incantatoires. La crédibilité d’une telle gauche viendra du rassemblement,  par-delà cultures et histoires différentes, de toutes les forces disponibles  à l’affirmation commune d’une perspective crédible de rupture  avec le système.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’occasion  des élections européennes, le Front de gauche en a ouvert la perspective.  Il lui appartient à présent de poursuivre sa tâche, de s’élargir  et de s’enraciner, de dessiner les contours d’un programme répondant  aux aspirations des classes populaires, de soumettre ce dernier au plus  large débat public, de porter l’ambition de conquérir une majorité  au sein du monde du travail et parmi les citoyens à l’occasion des  futurs rendez-vous politiques, sociaux et électoraux. Comme ont su  le faire Die Linke en Allemagne ou le Bloc de gauche au Portugal.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.  Dans un tel contexte, le scrutin des régionales revêtira des dimensions  nationales et locales imbriquées.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En premier  lieu, il interviendra alors que la révolution néoconservatrice engagée  par le pouvoir sarkozyen cherche à se concrétiser en un « big bang »  institutionnel, véritable remodelage de l’État conçu pour satisfaire  aux besoins du nouveau capitalisme globalisé. Cette volonté s’exprime  dans la réorganisation, proposée par le président de la République,  de l’architecture institutionnelle du territoire. Ce projet ne vise  pas uniquement à redonner à la droite la mainmise sur les pouvoirs  locaux. S’il voyait effectivement le jour, il ferait prévaloir une  nouvelle conception d’un État centralisateur placé au service total  des marchés et des lois de la concurrence, consacrerait du même coup  une véritable rupture avec l’héritage de la démocratie communale  issu de la Révolution française, détruirait les espaces d’expression  de la souveraineté populaire qui demeurent à l’échelon local, éloignerait  toujours davantage les citoyens des centres de décision, finirait d’insérer  le maillage institutionnel du territoire français dans la conception  d’une Europe constituée autour de « super-régions » compétitives.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite,  cette échéance électorale sera l’occasion de dresser le bilan de  trois ans de sarkozysme. Pour se dégager la route de l’élection  présidentielle de 2012, Sarkozy et l’UMP ont pour objectif de reprendre  à la gauche quelques régions symboliques (Ile-de-France, Paca, Pays-de-Loire,  Bretagne…), ce qui permettrait de transformer ces victoires partielles  en une légitimation de la politique gouvernementale. Pour le Parti  socialiste, le souci sera, à l’inverse, de conserver la direction  du maximum de régions, afin de préserver son statut de force principale  de l’opposition à Sarkozy. Toutefois, derrière cet enjeu, se testeront  tout à la fois les nouveaux rapports de force existants entre le PS  et la coalition « Régions-écologie » dans le prolongement des européennes,  et se vérifiera la possibilité d’une solution d’alternance intégrant  le Modem en vue de 2012. Les tractations sont d’ailleurs déjà engagées  en ce sens par de nombreux présidents de région, avec l’appui d’une  grande partie de l’appareil socialiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin,  les élections régionales vont être l’occasion d’ouvrir le débat  sur la politique qui pourrait être appliquée, dans le cadre des institutions  régionales, dans l’objectif d’offrir un point d’appui aux résistances  populaires et de mettre en place un bouclier social et écologiste face  à la crise capitaliste, au modèle néolibéral, aux logiques du productivisme.  Autrement dit, elles  permettront de revenir sur le bilan de la gestion  menée par les majorités constituées autour du Parti socialiste dans  20 régions sur 22 depuis 2004.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3.  Pour la gauche de transformation sociale, après le premier succès  du Front de gauche aux élections européennes, il s’agit donc, d’un  même mouvement, de battre la droite en affirmant une vraie politique  de gauche, d’apparaître comme une force capable de porter des propositions  mobilisatrices de rupture antilibérales et anticapitalistes, de commencer  à défendre un véritable projet alternatif et une nouvelle voie  à gauche.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En ce  sens, pour le rendez-vous électoral de mars prochain, il sera moins  que jamais possible de dissocier démarches nationale et locales. Pour  battre la droite, il faut battre sa politique, placer les régions au  service du bien commun et des populations, donc refuser de s’inscrire  dans des logiques de marchandisation et de soumission aux intérêts  dominants. Une vraie politique de gauche dans les régions doit, par  conséquent, marquer sa rupture avec les politiques sociales-libérales,  lesquelles aboutissent à présent aux alliances contre-nature avec  le centre.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce  que c’est au suffrage universel de trancher entre les deux orientations  qui partagent la gauche, Gauche unitaire considère qu’il est indispensable  d’aboutir à la présentation, au premier tour de ces régionales,  de listes autonomes du Front de gauche, constituées avec toutes les  organisations qui, ne se retrouvant pas nécessairement au sein de celui-ci,  convergeraient sur le même programme visant à diriger les régions  sur une politique vraiment à gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Au second  tour, elle affirme que l’objectif doit être clairement affiché de  chercher à battre la droite et de conserver à gauche la majorité  des régions, sans accord avec le Modem. Les listes autonomes du premier  tour devront dès lors rechercher leur fusion avec les autres listes  de gauche. Ces fusions auront pour base le respect de l’indépendance  politique des unes et des autres, elles devront s’opérer sur la base  des résultats respectifs de chacune au premier tour.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4.  Pour aboutir à un accord solide sur la perspective de listes autonomes  de premier tour, il importe que soient réunies quatre conditions, et  quatre conditions seulement </strong></p>
<ul style="text-align: justify;" type="DISC">
<li>un cadre politique    permettant la présentation desdites listes, sur une orientation de    rupture avec le libéralisme, dans une majorité de régions ;</li>
<li>un programme    exprimant cette volonté, à partir des mesures d’urgence sociales,    démocratiques, écologiques et culturelles qu’appelle la gravité de    la situation présente ;</li>
<li>une convergence    vérifiée sur l’ambition que devraient porter les listes communes,    celle de vouloir bouleverser le rapport des forces à gauche, de pouvoir    réunir des majorités populaires à partir de leurs propositions et    de se porter ainsi candidates à la tête des régions ;</li>
<li>une volonté    commune, exprimée sans ambiguïté, de battre la droite au second tour,    grâce à des fusions entre listes de gauche, respectant l’indépendance    des choix que chacune aura exprimés au premier tour.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Grâce  à la dynamique initiée par le Front de gauche, l’ensemble des composantes  de la gauche de gauche ont accepté de se retrouver autour de la même  table de discussion. Le 28 octobre,   les composantes fondatrices du Front de gauche se sont adressées à  toutes les organisations prêtes à s’engager dans la même direction,  afin que voient le jour des listes communes, autonomes du Parti socialiste  et d’Europe écologie, au premier tour du scrutin de mars prochain.  Ces listes pourraient et devraient rassembler, au-delà du Front de gauche,  des forces qui n’en font pas partie.  La plupart des organisations  concernées, en particulier les Alternatifs et la Fédération, se sont  situées positivement dans ce cadre. En revanche, la majorité de direction  du Nouveau Parti anticapitaliste a opposé une fin de non recevoir à  cette démarche, à travers un amendement  interdisant à cette étape  le rassemblement de toutes les composantes de la gauche de gauche. Les  militants du NPA sont appelés à se prononcer par un vote sur les choix  de leur parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Gauche  unitaire fera tout ce qui dépend d’elle afin que le processus engagé  trouve un aboutissement positif, que se réalise le rassemblement le  plus large de la gauche de transformation. Elle agira notamment pour  que le Front de gauche, qui se trouve désormais doté d’un comité  de liaison permanent et de structures d’élaboration communes à ses  trois composantes, agisse en ce sens et prenne les initiatives appropriées  afin que s’affirme une offre politique claire et attractive.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5.  Un débat est ouvert, au sein de la gauche de gauche,  à  propos de la participation aux exécutifs des régions avec le Parti  socialiste et Régions écologie.</strong> Ce débat a sa légitimité. Il  n’en fait pas moins l’objet, depuis longtemps, d’échanges multiples.  Il ne saurait, pour cette raison, constituer un préalable conditionnant  la formation de listes unitaires de premier tour.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans  cette discussion, Gauche unitaire entend apporter son propre point de  vue. Des listes autonomes de premier tour devront impérativement s’identifier  par leur vocation majoritaire. Ce qui signifie qu’elles ne se présentent  pas pour témoigner de la nécessité de changements radicaux, mais  pour mettre en œuvre de tels changements, donc qu’elles se montrent  candidates à la direction des régions à partir de leur politique.  Si les électeurs et les électrices les portent en tête de la gauche,  elles devront alors proposer aux autres listes de gauche, pour le second  tour, de constituer avec elles des majorités réellement ancrées à  gauche, pour mettre en application leur programme. Dans les autres cas  de figure, dans l’objectif de mettre la droite en échec, elles devront  rechercher une fusion avec les autres listes de gauche, dans le cadre  de la démarche évoquée précédemment. La décision de participer  à la direction d’une région ne saurait se trancher <em>a priori</em>.  Dès lors que les listes autonomes auront affiché leur souhait d’aboutir  à des majorités sur un programme répondant à l’urgence sociale  et écologique, il conviendra d’apprécier si les conditions de leur  participation à la direction des régions  sont effectivement réunies,  sous le double aspect des rapports de force et du contenu de la politique  qui sera mise en œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans  tous les cas de figure, Gauche unitaire insistera sur le fait que les  élus des listes autonomes devront conserver leur liberté d’appréciation et de vote sur toutes les décisions  politiques et budgétaires proposées au débat des assemblées  régionales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>6.  Dans un certain nombre de régions, il apparaît possible que l’accord  ne se réalise pas sur des listes de rassemblement antilibérales et  anticapitalistes, regroupant l’ensemble des composantes concernées. </strong> Ce sera ainsi le cas là où le PCF aura majoritairement décidé de  s’allier au Parti socialiste au premier tour. Mais d’autres cas  de figure sont également possibles. Dans ces situations, Gauche unitaire  s’affirme favorable à la présentation de listes regroupant le plus  grand nombre possible de forces et militants disponibles. Cela dit,  le cadre politique de son action ne saurait varier d’une région à  une autre. Elle militera, en conséquence, pour que les listes de premier  tour auxquelles elle participera se dotent d’un profil rigoureusement  identique à celles qui rassembleront plus largement dans d’autres  régions : défense d’une orientation de rupture avec le libéralisme et  les gestions sociales-libérales ; programme de mesures d’urgence  sociales, démocratiques, écologiques et  culturelles mettant  les régions au service du bien commun ; convergence vérifiée sur  une ambition majoritaire permettant de faire acte de candidature à  la tête des régions ; volonté commune de battre la droite au second  tour, grâce à des fusions entre listes de gauche, respectant l’indépendance  des choix exprimés au premier tour.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Résolution d’orientation pour les élections régionales adoptée par le Conseil National de Gauche Unitaire</title>
		<link>http://gauche-unitaire.fr/2009/10/25/resolution-d%e2%80%99orientation-pour-les-elections-regionales-adoptee-par-le-conseil-national-de-gauche-unitaire/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 21:02:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conseil National]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Conseil National, la direction de Gauche Unitaire, a adopté la résolution d&#8217;orientation suivante lors de sa réunion des 24 et 25 octobre. Résolution d’orientation pour les élections régionales 1. Les élections régionales de mars 2010 interviendront dans un contexte conférant une responsabilité  de première importance aux forces qui entendent reconstruire une perspective d’émancipation pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le Conseil National, la direction de Gauche Unitaire, a adopté la résolution d&#8217;orientation suivante lors de sa réunion des 24 et 25 octobre.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Résolution d’orientation  pour les élections régionales</strong></p>
<p align="justify"><strong>1. Les  élections régionales de mars 2010 interviendront dans un contexte  conférant une responsabilité  de première importance aux forces qui entendent reconstruire une perspective  d’émancipation pour le monde du travail.</strong></p>
<p align="justify">La crise du capitalisme  se poursuit et voit même s’aggraver ses effets dramatiques sur les  conditions d’existence des peuples, sans que nulle part n’apparaisse  un début de réponse globale et cohérente en défense des intérêts  des classes populaires.</p>
<p align="justify">L’exaspération sociale  reste majoritaire dans le pays, mais l’inexistence d’un débouché  politique à la hauteur, conjuguée à l’incapacité du front syndical  de proposer une réelle stratégie de convergence des luttes, interdisent  toujours au mouvement populaire de trouver un nouveau souffle, après  les journées du 29 janvier, du 19 mars et du 1<sup>er</sup> Mai.</p>
<p align="justify">Expression de la crise  historique de la social-démocratie, la décomposition du Parti socialiste  ne cesse de s’approfondir, sa mutation en force démocrate se caractérisant  par la recherche d’alliances au centre comme par la présidentialisation  de ses modes de fonctionnement que traduit la décision d’organiser  des « primaires » dans le cadre de chaque élection présidentielle.  Cette tendance peut demain conduire la gauche tout entière à un naufrage  similaire à celui qui s’est produit en Italie.</p>
<p align="justify">Devant des enjeux aussi  cruciaux, la question est plus que jamais posée de la reconstruction  d’un projet global, d’une gauche de gauche. Une gauche de gauche  qui inscrive son combat au cœur de la gauche, se tourne vers le secteurs  de cette dernière en attente d’une nouvelle offre politique, récuse  autant la dérive droitière ininterrompue du social-libéralisme et  de l’écolo-libéralisme que la tentation de postures gauchistes et  incantatoires. La crédibilité d’une telle gauche viendra du rassemblement,  par-delà cultures et histoires différentes, de toutes les forces disponibles  à l’affirmation commune d’une perspective crédible de rupture  avec le système.<span id="more-1260"></span></p>
<p align="justify">À l’occasion des élections  européennes, le Front de gauche en a ouvert la perspective. Il lui  appartient à présent de poursuivre sa tâche, de s’élargir et de  s’enraciner, de dessiner les contours d’un programme répondant  aux aspirations de la classe travailleuse, de soumettre ce dernier au  plus large débat public, de porter l’ambition de conquérir une majorité  au sein du monde du travail et parmi les citoyens à l’occasion des  futurs rendez-vous politiques, sociaux et électoraux. Comme ont su  le faire Die Linke en Allemagne ou le Bloc de gauche au Portugal.</p>
<p align="justify"><strong>2. Dans un tel contexte,  le scrutin des régionales revêtira des dimensions nationales et locales  imbriquées. </strong></p>
<p align="justify">En premier lieu, il interviendra  alors que la révolution néoconservatrice engagée par le pouvoir sarkozyen  cherche à se concrétiser en un « big bang » institutionnel, véritable  remodelage de l’État conçu pour satisfaire aux besoins du nouveau  capitalisme globalisé. Cette volonté s’exprime dans la réorganisation,  proposée par le président de la République, de l’architecture institutionnelle  du territoire. Ce projet ne vise pas uniquement à redonner à la droite  la mainmise sur les pouvoirs locaux. S’il voyait effectivement le  jour, il ferait prévaloir une nouvelle conception d’un État centralisateur  placé au service total des marchés et des lois de la concurrence,  consacrerait du même coup une véritable rupture avec l’héritage  de la démocratie communale issu de la Révolution française, détruirait  les espaces d’expression de la souveraineté populaire qui demeurent  à l’échelon local, éloignerait toujours davantage les citoyens  des centres de décision, finirait d’insérer le maillage institutionnel  du territoire français dans la conception d’une Europe constituée  autour de « super-régions » compétitives.</p>
<p align="justify">Ensuite, cette échéance  électorale sera l’occasion de dresser le bilan de trois ans de sarkozysme.  Pour se dégager la route de l&#8217;élection présidentielle de 2012, Sarkozy  et l’UMP ont pour objectif de reprendre à la gauche quelques régions  symboliques (Ile-de-France, Paca, Pays-de-Loire, Bretagne&#8230;), ce qui  permettrait de transformer ces victoires partielles en une légitimation  de la politique gouvernementale. Pour le Parti socialiste, le souci  sera, à l’inverse, de conserver la direction du maximum de régions,  afin de préserver son statut de force principale de l&#8217;opposition à  Sarkozy. Toutefois, derrière cet enjeu, se testeront tout à la fois  les nouveaux rapports de force existants entre le PS et la coalition  « Régions-écologie » dans le prolongement des européennes, et se  vérifiera la possibilité d’une solution d’alternance intégrant  le Modem en vue de 2012. Les tractations sont d’ailleurs déjà engagées  en ce sens par de nombreux présidents de région, avec l’appui d’une  grande partie de l’appareil socialiste.</p>
<p align="justify">Enfin, les élections  régionales vont être l’occasion d’ouvrir le débat sur la politique  qui pourrait être appliquée, dans le cadre des institutions régionales,  dans l’objectif d’offrir un point d’appui aux résistances populaires  et de mettre en place un bouclier social et écologiste face à la crise  capitaliste, au modèle néolibéral, aux logiques du productivisme.  Autrement dit, elles  permettront de revenir sur le bilan de la  gestion menée par les majorités constituées autour du Parti socialiste  dans 20 régions sur 22 depuis 2004.</p>
<p align="justify"><strong>3. Pour la gauche  de transformation sociale, après le premier succès du Front de gauche  aux élections européennes, il s’agit donc, d’un même mouvement,  de battre la droite en affirmant une vraie politique de gauche, d’apparaître  comme une force capable de porter des propositions mobilisatrices de  rupture antilibérales et anticapitalistes, de commencer  à défendre un véritable projet alternatif et une nouvelle voie  à gauche.</strong></p>
<p align="justify">En ce sens, pour le rendez-vous  électoral de mars prochain, il sera moins que jamais possible de dissocier  démarches nationale et locales. Pour battre la droite, il faut battre  sa politique, placer les régions au service du bien commun et des populations,  donc refuser de s’inscrire dans des logiques de marchandisation et  de soumission aux intérêts dominants. Une vraie politique de gauche  dans les régions doit, par conséquent, marquer sa rupture avec les  politiques sociales-libérales, lesquelles aboutissent à présent aux  alliances contre-nature avec le centre.</p>
<p align="justify">Parce que c’est au  suffrage universel de trancher entre les deux orientations qui partagent  la gauche, Gauche unitaire considère qu’il est indispensable d’aboutir  à la présentation, au premier tour de ces régionales, de listes autonomes  du Front de gauche, constituées avec toutes les organisations qui,  ne se retrouvant pas nécessairement au sein de celui-ci, convergeraient  sur le même programme visant à diriger les régions sur une politique  vraiment à gauche.</p>
<p align="justify">Au second tour, elle  affirme que l’objectif doit être clairement affiché de chercher  à battre la droite et de conserver à gauche la majorité des régions,  sans accord avec le Modem. Les listes autonomes du premier tour devront  dès lors rechercher leur fusion avec les autres listes de gauche. Ces  fusions auront pour base le respect de l’indépendance politique des  unes et des autres, elles devront s’opérer sur la base des résultats  respectifs de chacune au premier tour.</p>
<p align="justify"><strong>4. Pour aboutir  à un accord solide sur la perspective de listes autonomes de premier  tour, il importe que soient réunies quatre conditions, et quatre conditions  seulement :</strong></p>
<ul>
<li>un cadre politique permettant la présentation desdites listes, sur une orientation de rupture avec le libéralisme, dans une majorité de régions ;</li>
<li>un programme exprimant cette volonté, à partir des mesures d’urgence sociales, démocratiques et écologiques qu’appelle la gravité de la situation présente ;</li>
<li>une convergence vérifiée    sur l’ambition que devraient porter les listes communes, celle de vouloir bouleverser le rapport des forces à gauche, de pouvoir réunir des majorités populaires à partir de leurs propositions et de se porter ainsi candidates à la tête des régions ;</li>
<li>une volonté commune, exprimée sans ambiguïté, de battre la droite au second tour, grâce à des fusions entre listes de gauche, respectant l’indépendance des choix que chacune aura exprimés au premier tour.</li>
</ul>
<p align="justify">Au stade actuel, il apparaît  possible de déboucher sur un tel accord. Grâce à la dynamique  initiée par le Front de gauche, l’ensemble des composantes de la  gauche de gauche ont aujourd’hui accepté de se retrouver autour de  la même table de discussion. Le Parti de Gauche vient de réaffirmer  sa position pour des listes de l’autre gauche au 1<sup>er</sup> tour  des élections régionales. Au sein du Parti communiste, la volonté  de prolonger la démarche d’unité et d’indépendance expérimentée  lors des élections européennes s’affirme fortement, « l’offre  politique nationale » sortie du conseil national des 24 et 25 octobre  permettant la présentation de listes autonomes aux élections régionales.  Les différents secteurs de la gauche alternative semblent cette fois  décidés à s’inscrire dans une démarche de rassemblement. Il faut  se féliciter du retour du NPA dans le processus unitaire. Il est aujourd’hui  à la croisée des chemins : soit il tire les leçons de son échec du  7 juin, due à sa posture politique consistant à se proclamer comme  seule réponse possible, et il s’inscrit dans la recherche d’un  accord allant des trois composantes du Front de Gauche à la gauche  alternative ; soit il décide de faire cavalier seul et il prendra la  lourde responsabilité de s’écarter d’une tentative unitaire qui  peut parfaitement aboutir.</p>
<p align="justify">Gauche unitaire fera  tout ce qui dépend d’elle afin que le processus engagé trouve un  aboutissement positif, que se réalise le rassemblement le plus large  de la gauche de transformation. Elle agira notamment pour que le Front  de gauche, qui se trouve désormais doté d’un comité de liaison permanent  et de structures d’élaboration communes à ses trois composantes,  agisse en ce sens et prenne les initiatives appropriées afin que s’affirme  une offre politique claire et attractive.</p>
<p align="justify"><strong>5. Un débat est ouvert,  au sein de la gauche de gauche, à  propos de la participation aux exécutifs des régions avec le Parti  socialiste et Régions écologie.</strong> Ce débat a sa légitimité. Il  n’en fait pas moins l’objet, depuis longtemps, d’échanges multiples.  Il ne saurait, pour cette raison, constituer un préalable conditionnant  la formation de listes unitaires de premier tour.</p>
<p align="justify">Dans cette discussion,  Gauche unitaire entend apporter son propre point de vue. Des listes  autonomes de premier tour devront impérativement s’identifier par  leur vocation majoritaire. Ce qui signifie qu’elles ne se présentent  pas pour témoigner de la nécessité de changements radicaux, mais  pour mettre en œuvre de tels changements, donc qu’elle se montrent  candidates à la direction des régions à partir de leur politique.  Si les électeurs et les électrices les portent en tête de la gauche,  elles devront alors proposer aux autres listes de gauche, pour le second  tour, de constituer avec elles des majorités réellement ancrées à  gauche, pour mettre en application leur programme. Dans les autres cas  de figure, dans l’objectif de mettre la droite en échec, elles devront  rechercher une fusion avec les autres listes de gauche, dans le cadre  de la démarche évoquée précédemment. La décision de participer  à la direction d’une région ne saurait se trancher <em>a priori</em>.  Dès lors que les listes autonomes auront affiché leur souhait d’aboutir  à des majorités sur un programme répondant à l’urgence sociale  et écologique, il conviendra d’apprécier si les conditions de leur  participation à la direction des régions  sont effectivement  réunies, sous le double aspect des rapports de force et du contenu  de la politique qui sera mise en œuvre.</p>
<p align="justify">Dans tous les cas de  figure, Gauche unitaire insistera sur le fait que les élus des listes  autonomes devront conserver leur liberté d’appréciation et de vote  sur toutes les mesures proposées au débat des assemblées régionales.</p>
<p align="justify"><strong>6. Dans un certain  nombre de régions, il apparaît possible que l’accord ne se réalise  pas sur des listes de rassemblement antilibérales et anticapitalistes,  regroupant l’ensemble des composantes concernées. </strong> Ce sera ainsi le cas là où le PCF aura majoritairement décidé de  s’allier au Parti socialiste au premier tour. Mais d’autres cas  de figure sont également possibles. Dans ces situations, Gauche unitaire  s’affirme favorable à la présentation de listes regroupant le plus  grand nombre possible de forces et militants disponibles. Cela dit,  le cadre politique de son action ne saurait varier d’une région à  une autre. Elle militera, en conséquence, pour que les listes de premier  tour auxquelles elle participera se dotent d’un profil rigoureusement  identique à celles qui rassembleront plus largement dans d’autres  régions : défense d’une orientation de rupture avec le libéralisme et  les gestions sociales-libérales ; programme de mesures d’urgence  sociales, démocratiques et écologiques mettant les régions au service  du bien commun ; convergence vérifiée sur une ambition majoritaire  permettant de faire acte de candidature à la tête des régions ; volonté  commune de battre la droite au second tour, grâce à des fusions entre  listes de gauche, respectant l’indépendance des choix exprimés au  premier tour.</p>
<p align="right"><strong>Texte adopté  à l’unanimité du Conseil National le 25 octobre 2009</strong></p>
<p align="right">Il sera soumis aux militantes  et militants de GU pour la conférence nationale des 14 et 15 novembre  2009</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Courrier de Gauche Unitaire au PCF et au PG</title>
		<link>http://gauche-unitaire.fr/2009/09/22/courrier-de-gauche-unitaire-au-pcf-et-au-pg/</link>
		<comments>http://gauche-unitaire.fr/2009/09/22/courrier-de-gauche-unitaire-au-pcf-et-au-pg/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 10:47:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gauche Unitaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bureau National]]></category>
		<category><![CDATA[À gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Au comité exécutif national du Parti communiste français Au bureau national du Parti de gauche Paris, le 21 septembre 2009 Chers Amis, Chers Camarades, Notre Front de gauche arrive à un moment important. Depuis la Fête de l’Humanité, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes, qui s’étaient repris à espérer en l’affirmation d’une gauche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Au comité exécutif national du Parti communiste français</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Au bureau national du Parti de gauche</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"><span style="font-size: 10pt;">Paris, le 21 septembre 2009</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Chers Amis, Chers Camarades,</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Notre Front de gauche arrive à un moment important.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Depuis la Fête de <em>l’Humanité</em>, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes, qui s’étaient repris à espérer en l’affirmation d’une gauche digne de ce nom, s’interrogent sur notre capacité &#8211; et notre volonté -<span> </span>d’affronter conjointement les échéances politiques et sociales qui s’annoncent, de concrétiser l’engagement solennel que les uns et les autres avons pris au soir du 7 juin : poursuivre, élargir, enraciner la démarche qui nous a réunis.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Cet engagement, nous l’avions confirmé dans notre déclaration conjointe du 11 juillet, à travers plusieurs propositions qu’il serait urgent aujourd’hui d’appliquer.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">L’enjeu est d’importance. Face à une crise qui appelle des solutions radicalement anticapitalistes, pour battre une droite dont la force provient d’abord de la faiblesse de son opposition politique, confrontés à la dérive droitière irréversible d’un Parti socialiste qui n’a plus rien à proposer aux classes populaires et en vient même à chercher son salut dans l’alliance avec ce secteur de la droite que représente le Modem, il revient au Front de gauche de s’atteler à une reconstruction globale. La reconstruction d’une gauche de gauche, plaçant résolument son combat au cœur de la gauche, s’adressant à cette fin au peuple de gauche dans sa diversité, afin de créer les conditions d’une future majorité politique tournant le dos aux impasses des alternances passées et ouvrant la voie à la transformation sociale.<span id="more-1094"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Cela implique, d’un même mouvement, de nous engager en commun dans les mobilisations populaires à partir de réponses alternatives à un système qui menace l’humanité des pires catastrophes, et de poursuivre à l’occasion des régionales futures la bataille initiée à l’occasion du dernier scrutin européen.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Des discussions se poursuivent entre nous sur la question de la relation à entretenir avec la direction du Parti socialiste, de la présentation de listes autonomes au premier tour de la consultation de mars 2010, ou encore sur l’idée d’un « paquet » qui nous permettrait d’appréhender ensemble les trois élections qui s’échelonneront jusqu’à 2012.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Rien là, nous semble-t-il, que de très normal. Notre Front est une construction récente, il ne peut progresser qu’à la chaleur de l’expérience réalisée en commun, il lui faut à chaque étape rechercher des consensus de nature à respecter l’identité de chacun.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Pour autant, nous le savons bien, nul d’entre nous ne peut prendre la responsabilité de briser le fragile espoir que nous avions commencé de faire renaître. Pour notre part, nous sommes convaincus que nous pouvons surmonter les difficultés du moment, si nous menons tous les débats dans la clarté, sans crainte de progresser pas à pas, en tirant notre force de la fraternité d’ores et déjà construite par nos équipes militantes respectives.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Nous avons lu l’interview que Marie-George Buffet a accordée à <em>l’Humanité</em> du 18 septembre. Nous avons, de même, pris connaissance de la déclaration du secrétariat national du Parti de gauche. De votre côté, vous connaissez la détermination de la Gauche unitaire à rendre le Front de gauche durable afin qu’il puisse conquérir une majorité au sein de la gauche, et son souhait de parvenir à des listes autonomes du Parti socialiste qui rassemblent le plus grand nombre possible de composantes de la gauche de gauche au premier tour des régionales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Il nous semble que, d’ores et déjà, les convergences se révèlent suffisantes pour prendre dans les jours qui viennent une initiative forte.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Peu avant la Fête de <em>l’Humanité</em>, les discussions entre nos directions avaient presque abouti à un constat d’accord partagé, dans la foulée de la déclaration commune du 11 juillet, sur au moins trois points :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><span style="font-size: 10pt;">1.<span style="font-family: "> </span></span><span style="font-size: 10pt;">la constitution d’un comité de liaison permanent, afin que le Front de gauche devienne effectivement une réalité durable ;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><span style="font-size: 10pt;">2.<span style="font-family: "> </span></span><span style="font-size: 10pt;">la nécessité d’organiser sans tarder de grandes campagnes en direction de l’opinion et des salariés sur les urgences sociales et écologiques de l’heure, à partir notamment des trois propositions de loi défendues au mois de mai par les parlementaires du PCF et du PG, ou encore à travers l’affirmation d’une réponse écologique de gauche aux discussions du sommet de Copenhague sur le changement climatique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><span style="font-size: 10pt;">3.<span style="font-family: "> </span></span><span style="font-size: 10pt;">la mise en œuvre d’une démarche de nature à offrir au Front de gauche les moyens de défendre une claire offre de rupture avec le capitalisme et le modèle néolibéral, en la portant sans frilosité en direction de l’ensemble du peuple de gauche. Le jeudi 11 septembre, nous vous avions ainsi proposé une formulation de cette démarche qui, avec le recul, nous paraît clarifier les discussions engagées entre nous et répondre aux soucis qui y ont été exprimés par chacun. Nous vous la soumettons de nouveau. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Notre proposition appelait à<span> </span><em><span style="text-decoration: underline;">«</span></em></span><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"> engager un vrai travail d&#8217;élaboration public dans toute la France d&#8217;un véritable projet alternatif. Notre objectif est de rassembler tous ceux qui, à gauche, refusent l&#8217;adaptation aux logiques sociales-libérales et l&#8217;impasse de l&#8217;alliance avec le Modem. Il s&#8217;agit de mener un véritable débat en permettant une véritable intervention populaire pour élaborer les réponses à la hauteur des enjeux de la situation. </span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt; ">« Le Front de gauche décide donc de s&#8217;engager  dans l&#8217;élaboration d&#8217;une plate-forme partagée, reprenant les grands axes de l&#8217;alternative de rupture nécessaire face à la droite et pour répondre aux exigences populaires. Il portera les propositions résultant de ce travail dans un large débat, à l&#8217;occasion d&#8217;ateliers qu&#8217;il organisera et auxquels il invitera l&#8217;ensemble des partis et organisations de gauche et écologistes. Ces ateliers permettront de débattre enfin des contenus et de confronter entre elles les différentes orientations qui existent aujourd&#8217;hui au sein de la gauche. »</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Nous croyons donc possible d’affirmer, dans les jours qui viennent, notre convergence sur ces points. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Resterait, bien évidemment, le débat sur le rendez-vous des régionales. La direction du Parti communiste a annoncé qu’elle formulerait une <em>« offre nationale »</em> à la fin du mois d’octobre. Le Parti de gauche et Gauche unitaire ont, quant à eux, déjà manifesté leurs choix. Ce décalage entre nos rythmes de décision respectifs est d’autant moins un problème qu’il ne nous condamne nullement à la paralysie, y compris sur le problèmes des régionales.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Pourquoi ne constituerions-nous pas, immédiatement, un groupe de travail du Front de gauche destiné à dégager les grands axes de politiques alternatives que pourraient, demain, porter des majorités dans des régions vraiment ancrées à gauche ? Nous pourrions ensuite soumettre le résultat de cette réflexion dans tous les lieux de débat qui auraient à traiter du contenu des orientations à promouvoir afin que les conseils régionaux soient effectivement au service du bien commun et des populations.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">Voilà, Chers Amis, Chers Camarades, les conclusions sur lesquelles nous pourrions très vite nous mettre d’accord et que nos porte-parole pourraient ensemble annoncer à la presse dès la fin de cette semaine.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt;">En vous en souhaitant bonne réception, nous vous prions de croire en nos salutations les plus fraternelles.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt;">Le bureau national de Gauche unitaire</span></strong></p>
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