En cette rentrée, la droite attaque sur tous les fronts : système de retraites bradé aux grandes compagnies d’assurance ; assurance-maladie déjà dans le collimateur ; droits sociaux systématiquement visés ; injustice fiscale toujours plus grande ; services publics mis en charpie ; jeunesse sacrifiée par l’étranglement de l’Education nationale ; égalité citoyenne détruite par une politique de nationalité aux relents vichystes ; offensive sécuritaire prétendant porter une « guerre nationale » à la délinquance dans les quartiers populaires…
Minoritaire comme l’ont démontré les élections régionales, discrédité par ses connivences avec les affairistes, ce pouvoir et cette majorité tentent de se rétablir, en imposant à la société française un modèle de société à l’inégalitarisme forcené. Mais ils doivent affronter une crise politique, sociale et morale sans précédent. Une crise qui les affaiblit et crée chaque jour des divisions en leur sein.
C’est par millions que nous avons manifesté contre cette politique, les 4 et 7 septembre. La bataille en cours est décisive pour mettre en échec, par la grève et les manifestations la remise en cause de la retraite à 60 ans. Le 23 septembre, nous devons être des millions par la grève et dans les manifestations pour exiger le retrait de leur reforme contre les retraites. Cette majorité populaire qui s’exprime par la grève et dans la rue appelle une traduction au plan politique. Ce n’est pas en attendant 2012 que l’on réunira les meilleures conditions pour gagner sur la contre-réforme des retraites et battre le sarkozysme. Surtout si l’on suggère, comme commencent à le faire divers dirigeants du Parti socialiste, que les contraintes budgétaires et la pression des marchés financiers interdiront à la gauche de changer en profondeur les conditions de vie du peuple.
Sauf à laisser l’adversaire manœuvrer, et l’extrême droite se nourrir de la colère populaire, c’est immédiatement qu’il faut relever le défi de la crise qui vient de s’ouvrir !
Puisque la majorité de l’Assemblée nationale a décidé de passer en force sur le dossier des retraites, alors qu’elle n’a plus aucune légitimité pour le faire, la démocratie exige que la parole soit rendue aux électrices et aux électeurs. Que non seulement le ministre Woerth se démette de ses fonctions et que son projet de loi soit retiré, mais que l’Assemblée nationale soit dissoute. Autrement dit, qu’au pouvoir arrogant d’une droite au service exclusif des banques et des actionnaires, se substitue un nouveau Front populaire. Ce Front populaire qu’appellent les mobilisations unitaires des derniers jours. Pour défaire radicalement les mesures prises par la droite depuis huit ans. Pour prendre les moyens de gouverner contre les logiques libérales et capitalistes. Pour satisfaire les besoins les plus urgents de la population en redistribuant les richesses.
Gauche Unitaire propose que le Front de gauche engage cette bataille !

