Les 7 et 8 novembre (Bourse du travail de Saint-Denis, métro Saint-Denis, Porte-de-Paris), Politis invite de nombreux acteurs de la gauche politique, écologique et sociale à débattre sur plusieurs grands thèmes répartis en quatre tables rondes (voir programme ci-dessous).
Pour la Gauche Unitaire y participeront en tant qu’intervenant(e)s nos camarades Nicolas Béniès, Marie-Pierre Toubhans, François Calaret, Michelle Ernis et Christian Picquet.
Les organisations de la gauche de gauche se sont, une nouvelle fois, réunies, ce mercredi 28 octobre, au siège du Parti communiste français.
La délégation de la Gauche unitaire était composée de Christian Picquet, François Calaret, Marie-Pierre Toubhans et Francis Sitel.
Le Front de gauche y a proposé un texte de ses trois composantes (Parti communiste, Parti de gauche et Gauche unitaire), dessinant le cadre d’un accord possible et solide pour les élections régionales de mars 2010. Un accord qui repose sur un programme de rupture avec les logiques libérales et productivistes, affiche sa volonté qu’une vraie politique de gauche devienne majoritaire à gauche et dans le pays, souligne sa volonté de battre la droite au second tour grâce à la fusion des listes de gauche sans accord avec le Modem, affirme que la participation aux exécutifs suppose que les conditions permettent de mettre en œuvre des orientations réellement ancrées à gauche dans les régions.
Gauche unitaire se félicite que, à l’inverse du climat entretenu par certaines déclarations de presse ces derniers jours, les propositions du Front de gauche aient reçu un accueil positif de la part de l’ensemble des organisations présentes, sans exception.
Il n’existe aujourd’hui plus d’obstacles au rassemblement de toutes les forces de la gauche de gauche sur des listes autonomes du Parti socialiste et d’Europe écologie, au premier tour des élections régionales. C’est à chacune des organisations réunies le 28 octobre de se déterminer, à présent, sur la démarche proposée par le Front de gauche.
Gauche unitaire souhaite, en particulier, que le Nouveau Parti anticapitaliste, dont le conseil politique national se réunira les 7 et 8 novembre, fasse le choix de la responsabilité : qu’il ne s’enferme pas dans l’impasse consistant à concevoir seulement la gauche de gauche comme une éternelle minoritaire et à lui donner comme seule ambition d’être la future « opposition de gauche » dans les conseils régionaux, mais qu’il rejoigne enfin la démarche unitaire qui peut demain bouleverser la donne à gauche, ainsi que le propose le Front de gauche.
29 octobre 2009. 12 heures.
Afin de clarifier la discussion en cours dans le groupe de travail sur les régionales qui réunit toutes les organisations de la gauche de gauche, les mouvements qui composent le Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) se sont entendus lors de leur réunion du 27 octobre sur cette proposition. Elle sera présentée par le Parti de Gauche au nom du Front de Gauche en ouverture de la 4ème réunion du groupe de travail qui se tient le 28 octobre à 19 heures au siège du PCF.
Nous voulons mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces et plus globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les acteurs du mouvement social qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur outil. Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis qui tout en n’étant pas dans le Front de Gauche, convergent sur cette démarche et ces objectifs. Lire la suite
Depuis le 15 avril 2008, le travailleur sans-papier en rupture avec le sans papier dont le mode de subsistance était occultée (profitait-il du « système » ? était-il un « clandestin » ?) s’est imposé avec la grève dans le paysage politique. La logique de l’immigration « choisie » par le patronat a enfin du plomb dans l’aile quand ce sont les victimes qui revendiquent et gagnent ! Les grèves de 2008 ont imposé aux Ministres successifs « de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale », le règlement par circulaire de milliers de dossiers de régularisation « par le travail ».
Aussi nombreuses soient-elles, ces régularisations arrachées par le rapport de force à l’entreprise rencontraient leurs limites : les préfectures cessaient de respecter les critères pourtant édictés officiellement et le rejet des demandes individuelles devenaient la règle.
D’où l’Acte II de la lutte des travailleurs sans-papier, débuté en octobre 2009, à l’initiative de la CGT mais avec une unité nettement recherchée. Le 48è Congrès de la CGT avait opté en 2007 pour « la régularisation de tous les sans papier ». Lire la suite
Le Conseil National, la direction de Gauche Unitaire, a adopté la résolution d’orientation suivante lors de sa réunion des 24 et 25 octobre.
Résolution d’orientation pour les élections régionales
1. Les élections régionales de mars 2010 interviendront dans un contexte conférant une responsabilité de première importance aux forces qui entendent reconstruire une perspective d’émancipation pour le monde du travail.
La crise du capitalisme se poursuit et voit même s’aggraver ses effets dramatiques sur les conditions d’existence des peuples, sans que nulle part n’apparaisse un début de réponse globale et cohérente en défense des intérêts des classes populaires.
L’exaspération sociale reste majoritaire dans le pays, mais l’inexistence d’un débouché politique à la hauteur, conjuguée à l’incapacité du front syndical de proposer une réelle stratégie de convergence des luttes, interdisent toujours au mouvement populaire de trouver un nouveau souffle, après les journées du 29 janvier, du 19 mars et du 1er Mai.
Expression de la crise historique de la social-démocratie, la décomposition du Parti socialiste ne cesse de s’approfondir, sa mutation en force démocrate se caractérisant par la recherche d’alliances au centre comme par la présidentialisation de ses modes de fonctionnement que traduit la décision d’organiser des « primaires » dans le cadre de chaque élection présidentielle. Cette tendance peut demain conduire la gauche tout entière à un naufrage similaire à celui qui s’est produit en Italie.
Devant des enjeux aussi cruciaux, la question est plus que jamais posée de la reconstruction d’un projet global, d’une gauche de gauche. Une gauche de gauche qui inscrive son combat au cœur de la gauche, se tourne vers le secteurs de cette dernière en attente d’une nouvelle offre politique, récuse autant la dérive droitière ininterrompue du social-libéralisme et de l’écolo-libéralisme que la tentation de postures gauchistes et incantatoires. La crédibilité d’une telle gauche viendra du rassemblement, par-delà cultures et histoires différentes, de toutes les forces disponibles à l’affirmation commune d’une perspective crédible de rupture avec le système. Lire la suite
Communiqué de la Gauche unitaire
Tout comme ses partenaires du Front de gauche (Parti communiste français et Parti de gauche), Gauche unitaire tenait, ce week-end, son conseil national. Elle a adopté une résolution politique sur les élections régionales de mars 2010.
Gauche unitaire se félicite de la décision du Conseil national du PCF dont l’ « offre nationale » affirme la volonté de prolonger la démarche d’unité et d’indépendance expérimentée lors des élections européennes et permettant la présentation de listes autonomes du Parti socialiste et d’Europe écologie aux élections régionales.
Gauche unitaire se félicite également de la réaffirmation, par le Parti de gauche, de sa volonté d’aller à ces élections dans un tel cadre.
Nous constatons qu’une fois de plus les organisations membres du Front de gauche ont une approche commune. Elles souhaitent toutes les trois que les listes communes se dotent d’un programme en rupture avec le libéralisme et le productivisme, qu’elles se donnent pour ambition de bousculer la donne à gauche pour y former des majorités et diriger les régions sur un tel programme. Elles s’inscrivent pleinement, pour le deuxième tour, dans la bataille pour battre la droite, refusent les alliances avec le Modem et considèrent que leur participation aux exécutifs régionaux suppose que soient réunies les conditions de la mise en œuvre de politiques réellement ancrées à gauche dans les régions.
Pour que l’alliance s’élargisse, il convient de trouver un accord avec d’autres forces politiques. Nous savons que les Alternatifs et la Fédération pour une alternative sociale et écologique ont des points de vue proches de ceux du Front de gauche sur les questions évoquées. Il reste maintenant au NPA à faire le pas en avant nécessaire pour permettre à l’ensemble de la gauche de gauche de se présenter unie lors des élections régionales.
Plus que jamais, il est décisif de faire émerger une véritable alternative à gauche !
Paris, le 25 octobre 2009